dimanche 2 septembre 2007

LA ROCHELLE : FIN DU DEBUT

Une petite pensée pour tous ceux qui reviennent de La Rochelle...



Hollande fustige "les rénovateurs" tandis que Delanoë triomphe
NOUVELOBS.COM | 02.09.2007 | 17:47

Dans son discours de clôture de l'université d'été, le Premier secrétaire a notamment dénoncé "les divisions artificielles et les positionnements de circonstance".

Je connais tous les défauts du Parti socialiste : les divisions artificielles, les positionnements de circonstance, les compétitions d'orientations qui ne recouvrent qu'allégeances personnelles (...) Je vous le dis franchement, il faut en finir avec tout cela si nous voulons en finir avec la droite", a martelé François Hollande, Premier secrétaire du PS, lors de son discours de clôture de l'université d'été du PS, à la Rochelle. Il a brocardé les "rénovateurs" du PS qui disent vouloir changer "le logiciel" du parti, en affirmant que "le logiciel politique ne se confond pas avec un disque dur qui devient vite un disque rayé". Ces propos visaient particulièrement Manuel Valls et Gaëtan Gorce.
"Rénovation. Le mot est vieux comme le Parti socialiste. A chaque défaite, un rénovateur s'annonce, parfois plusieurs, j'en ai fait partie. Les formules sont connues: 'ouvrir les portes et fenêtres', que n'ai-je entendu ça ? Comme si nous vivions cachés, comme si n'avions pas fait venir 100.000 nouveaux adhérents", s'est exclamé François Hollande.

Bertrand Delanoë joue les modestes

Très sollicité par les médias dans la crise de leadership que traverse le PS et à l'aube des élections municipales de mars 2008, le maire de Paris Bertrand Delanoë a, de son côté, joué les modestes lors de cet événement : "Si je rêve la nuit, ce n'est pas de pouvoir". Cependant, il a incontestablement été l'une des figures centrales de cette université d'été. Et d'ironiser, interrogé par des journalistes : "Je n'ai pas de choses extraordinaires à vous dire".
"Loyal", il prend toutefois soin de ne pas marcher sur les plates-bandes de François Hollande, maître d'œuvre de la "rénovation" du PS : "Si je peux, comme d'autres, donner un coup de mains" même "imparfaitement", propose ce "citoyen engagé", encarté au PS depuis "trente-cinq ans" et bien décidé à le rester jusqu'à son "dernier souffle".
Cela n'empêche pas ce proche de Lionel Jospin de répondre aux questions sur ses ambitions nationales pour, dit-il, "être honnête jusqu'au bout". "Je vois bien qu'il y a des moments où on intéresse", concède-t-il avec un demi-sourire, "je lis les journaux, j'écoute les militants, j'écoute les citoyens".

"Candidat à rien"

"Je ne suis candidat à rien, et je peux être candidat à des choses", élude non sans malice celui à qui la presse et beaucoup au PS prêtent des vues sur la prochaine présidentielle. Le 30 mai 2012, il aura 62 ans. "Je n'ai pas dit que j'étais candidat à quelque chose, moi! Vous m'avez entendu dire ça? Je fais mon boulot, je défends mes convictions et voilà! Après, on verra."
Briguera-t-il la succession de François Hollande à la tête du PS en 2008? "Je vais bien finir par dire ce que j'en pense", mais "j'espère que la question des leaders sera la conséquence d'un choix de fond", temporise-t-il, sans se fermer aucune porte et à grand renfort de précautions oratoires, ne manquant pas une occasion d'en appeler au "collectif".
"C'est plus intéressant de voir des amis d'enfance et de partager des choses formidables que de courir après le pouvoir", confie-t-il. Ajoutant aussitôt: "Mais quand on a des convictions, il faut accepter d'exercer des responsabilités, sinon je ne serais pas maire de la capitale de la France. Il ne faut pas être non plus faux-cul !"

"Cette marche, elle sera longue"


Quatre mois après la défaite socialiste à l'élection présidentielle subie par Ségolène Royal, François Hollande a, pour sa part, estimé que le Parti socialiste avait fait à La Rochelle le premier pas d'une longue marche vers le changement.
"Vous avez démontré par votre présence, par votre travail ici (...) que vous étiez prêts à faire le premier pas pour une nouvelle marche. Cette marche, elle sera longue", a déclaré le premier secrétaire du PS dans son discours de clôture de la traditionnelle université d'été du parti.
Cette marche, a-t-il lancé au millier de militants réunis dans l'ancienne criée aux poissons de la ville après trois jours de débats, "elle ne tiendra pas à quelques changements de comportements, de renouvellement de personnes, de modifications statutaires. Il faudra la poursuivre".

"Ni secousse salvatrice, ni crise salutaire"


"Je ne crois ni à la secousse salvatrice, ni à la crise salutaire. Je suis pour le changement assumé, profond, maîtrisé, durable", a poursuivi François Hollande.
"Je ne suis pas pour l'abandon, le renoncement. On n'a pas besoin d'abandonner nos valeurs pour être modernes car jamais les valeurs de progrès et de justice sociale n'ont été aussi pertinentes qu'aujourd'hui", a-t-il dit, s'adressant implicitement à ceux au sein du PS qui réclament un aggiornamento social-démocrate après trois échecs présidentiels consécutifs, depuis 1995.

10 ans en tant que premier secrétaire

A la tête du PS depuis 1997, le député de Corrèze qui ne briguera pas de nouveau mandat lors du congrès de 2008, a parfois donné des allures de testament à une allocution longue d'une heure et demie.
"Je suis premier secrétaire depuis dix ans. Soupirs pour certains, espérance pour d'autres (...) j'arrive bientôt au terme de cette responsabilité et je vais vous parler franchement", a-t-il dit.
"Les Français ne nous écoutent pas autant que nous l'espérons. Si nous voulons être à la hauteur de l'Histoire pensez à vos talents et écartez une bonne fois pour toutes ce qui a fait la répétition de nos échecs".

Des vidéos, en attendant les retours des socialistes niçois qui, je l'espère, nous rapporteront plein de photos ou vidéos, ainsi que leurs impressions de ces universités.

François Hollande commente l’université d’été :



Carnet d'actu de François Hollande
envoyé par PartiSocialiste

François Hollande face au MJS :


Fin du discours de Hollande face aux MJS
envoyé par niconues

Interview de Manuel Valls :


5 questions à Manuel Valls (UE du PS)
envoyé par niconues

Hamon à la gauche du PS – Rue89

Aucun commentaire: