mardi 18 septembre 2007

JOSPIN : PETITE LECON

Monsieur Jospin, petite leçon de mathématiques.

2002

Inscrits : 41.194.689
Votants : 29.495.733
Exprimés : 28.498.471

Au premier tour :
J. Chirac : 5.665.855
JM Le Ppen : 4.804.713
L. Jospin : 4.610.113

Dans les Alpes Maritimes :

J. Chirac : 102.588
JM Le Pen : 121.362
L. Jospin : 56.868

Et ça s'arrête au premier tour, pour vous...

2007

Inscrits : 44.472.834 (+ 3.278.145)
Votants : 37.254.242 (+ 7.758.509)
Exprimés : 36.719.396 (+ 8.220.925)
La comparaison est faite entre le premier tour de 2002 et le second tour de 2007...

N. Sarkozy : 18.983.138
S. Royal : 16.790.440

Soient 12.180.925 de voix de plus que L. Jospin (comparaison 1er tour / 2nd tour). Même si la comparaison n'est pas équitable, étant donné le report des voix au second tour...

Dans les Alpes Maritimes :

N. Sarkozy : 399.120
S. Royal : 187.369

Soient 130.501 voix de plus pour Ségolène Royal, bon, ok, même disparité car comparaison 1er tour / 2nd tour... mais...

Dans les Alpes-Maritimes, JM Le Pen a perdu, entre 2002 et 2007, 42.136 voix...

Si on additionne les voix de Chirac et Le Pen au premier tour dans les Alpes-Maritimes, on obtient 223.950 voix. Sarkozy en obtient 258.626 à lui seul, Le Pen en garde 79.226. On peut donc constater une augmentation sévère de la droite, mais surtout "extrême-droite cachée"... (+115.000 voix, c'est effrayant...).

Seulement, Ségolène Royal obtient dans le département (comparaison 1er tour / 1er tour) 49.348 voix de plus que Jospin et 130.561 voix de plus si on compare le 1er tour 2002 et 2nd tour 2007.

Au premier tour, elle obtient plus du double des voix de Jospin en 2002... Sachant que le nombre d'inscrits n'a augmenté que de 3.278.145, et que Ségolène Royal a obtenu plus de 4.889.999 que Jospin, les nouveaux inscrits ne suffisent pas pour expliquer la différence de voix, mais bien un choix volontaire de certains électeurs plus "anciens", soient 1.611.854 de la part des "anciens" en supposant que tous les nouveaux inscrits aient tous voté pour Ségolène Royal ! Ce qui n'est forcément pas le cas....

Donc, je vais économiser environ 11.40 euros à ne pas acheter votre poubelle de livre !!!

Etant donné ce que j'ai lu à propos de votre "bouquin"...

Vitriol

Par fabrice rousselot

QUOTIDIEN : lundi 17 septembre 2007 (liberation.fr)

On croyait en avoir terminé avec les livres-règlements de compte de la rentrée socialiste. Mais non. A son tour, Lionel Jospin a choisi de tremper sa plume dans le fiel anti-Royal. Son ouvrage était plutôt pressenti comme une analyse de la défaite et une plateforme destinée à relancer des pistes pour l’avenir. Au final, l’ancien Premier ministre se livre à un exercice de crucifixion en bonne et due forme. Avec la claire intention d’écarter définitivement Ségolène Royal de l’échéance de 2012 et d’ouvrir la voie à d’autres de ses présumés poulains. Certes, après un revers électoral vécu comme un traumatisme, la critique de la candidate et de ses faiblesses est à la fois légitime et nécessaire. Elle a d’ailleurs eu lieu à maintes reprises à tous les étages socialistes. Et Jospin voit souvent juste. Mais c’est le ton et les mots employés qui choquent. Une succession d’attaques au vitriol derrière lesquelles on ne peut s’empêcher de voir percer la colère, la frustration et l’aigreur d’un homme qui n’a jamais su se remettre de son cuisant échec de 2002 et n’a pas retrouvé sa place au sein d’un parti qui lui doit beaucoup. Entre une retraite forcée et un demi-retour raté durant lequel personne ne l’a plébiscité. A l’heure où la gauche dans sa pluralité a posé à La Courneuve les prémisses d’une unité pour contrer le sarkozysme, à l’heure où le PS lui-même semble avoir compris qu’il faut se remettre sérieusement et sereinement au travail pour espérer retrouver l’élan qui lui manque avant les municipales, les socialistes n’ont pas forcément besoin d’un nouvel opus littéraire trop violent pour ne pas être politicien, et qui vise plus à diviser qu’à bâtir. Au Lionel Jospin de l’Impasse, on préfère sans aucun doute le Lionel Jospin activiste du week-end. Celui qui s’est décrit lui-même comme un «accompagnateur du PS» et qui, une semaine avant la sortie officielle de son livre, s’est déplacé hier pour une journée de débats destinée à «construire une nouvelle perspective à la gauche»…

5 commentaires:

Unknown a dit…

Jospin se moquant de Royal, c'est l'hôpital se moquant de la charité.
Du sang neuf, vite!

Cendra a dit…

Je comprends même pas comment il a pu l'écrire !!! Il fallait que je réagisse à cela.
Je n'aime pas forcément Segolene Royal... enfin, beaucoup moins que d'autres... mais quand même !

zut de zut de crotte de ... vieille bique !

(pardon)

Seb a dit…

Franchement, je n'aime pas du tout cette manière de raisonner.
OK, Jospin s'y prend mal et j'ai eu l'occasion de le dire notamment sur le blog de Patrick Allemand.
Mais la défaite de Ségolène n'est pas moins lourde que la sienne! Depuis 2002, la gauche a gagné les régionales, les européennes, il y a eu le CPE un an avant avec chaque semaine 3M de personnes dans les rues (Record dpuis 1968!!!) et à l'arrivée notre candidate perd...

Moi, qu'elle ait fait 2X plus de voix que Jospin, je ne m'en satisfait pas. Et je pense que tous les gens qui vont payer pendant 5 ans et notamment les jeunes ne s'en satisfont pas non plus.

Surtout, le plus grave selon moi, c'est que l'on ne se soit pas battus comme il le fallait sur nos thèmes, préférant parler du drapeau national plutôt que de logement, de salaires, etc...

Enfin, l'après-défaite est également important et cela aussi il faut le comparer alors. Lionnel Jospin a accepté sa défaite. On peut être d'accord avec le fait qu'il soit parti mais au moins il l'a accepté et il a assumé ses choix, sa campagne et ses erreurs quand Ségolène, 5 ans plus tard, nous disait que les seules choses de gauche qu'elle avait gardé dans son programme, et bien elle n'y croyait pas. Et je ne reviendrai pas sur les citations bibliques...

Cendra a dit…

Il s'y prend plus que mal, je trouve, et au mauvais moment, quand la gauche devrait se montrer unie.
Accepter sa défaite ne veut pas dire démissionner. En se retirant de la vie politique puis, en revenant, je n'appelle pas ça du courage...

Bon, la citation biblique :
"Je me demande : pourquoi tant de violence, pourquoi tant de haine, presque ? Ce qui me vient à l'esprit, c'est cette parole de la Bible : 'Pardonnez-leur, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent, parce que d'abord je pense qu'ils me font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche."

Pourquoi pas un peu de douceur dans un "monde de brutes" ???

Anonyme a dit…

Jospin n'a jamais réussi à faire en 2 éléctions (1995 et 2002) et avec en plus la carrière qu'on lui connaît, ce que Ségo a fait, en très peu de temps, en 2007, ce pleurnichard s'est grillé depuis 2002 et il le sait