mercredi 8 août 2007

L'INDE

Afin d'être totalement dans l'ambiance, extrait d'un "OM" pour atteindre l'absolu, l'unité, la plénitude... Un petit clic droit... OM


Commençons donc par l'image d'une tombe... La plus belle tombe au monde. Parce qui va suivre, ne va pas me laisser muette comme une tombe ! Il n'y aura de silence que la méditation.
Voici donc ce fameux pays, mère de mes pensées...

Un petit billet où j'ai voulu réunir tous les thèmes ou presque d'un pays qui m'est cher... A l'aide d'articles collectés sur Internet, je vais essayer de vous faire voyager...
l'Inde est un pays en mutation, entre modernisme et passé, entre traditions et monde économique...
L’INDE

L'Inde (nom officiel : la République de l'Inde) est un pays situé dans le sud de l'Asie et qui occupe la majeure partie du sous-continent indien.

Le nom du pays « Inde » est dérivé de la vieille version persane du mot Sindhu, l'appellation du fleuve Indus en Sanscrit (voir l'article détaillé sur l'origine du nom de l'Inde). Les textes officiels utilisent également le mot Bharat (mot hindi dérivé du nom sanskrit d'un roi hindou antique dont l'histoire peut être trouvée dans le Mahâbhârata). Un troisième nom, Hindustan c'est-à-dire « terre des Hindous » en persan, est employé depuis la période de l'Empire moghol et est le plus usité aujourd'hui encore par la majorité des Indiens dans le langage courant.

L'Inde est le pays le plus peuplé du monde après la Chine (environ 1 095 351 995 hab). Vingt-trois langues officielles y sont reconnues dont le hindi (parlé dans le nord, la langue de l'administration centrale), le tamoul (parlé dans le sud) et l'anglais.

Sa capitale est New Dehli.

Une partie de l’histoire :

Le 15 août 1947, l'Inde accède finalement, au prix de nombreux sacrifices, grâce aux efforts tenaces du Mahatma Gandhi, à son indépendance tout en subissant la Partition qui devait donner naissance à un autre État pour les musulmans, le Pakistan (et non pas sans luttes violentes). Durant cette guerre, un exemple : un homme, hindou, vient voir le Mahatma et lui dit qu’il a assassiné une famille de musulmans. Reste un jeune enfant. Et l’Hindou demande ce qu’il doit faire pour sauver son âme. Gandhi lui répond : « Tu prendras cet enfant sous ton toit et tu l’élèveras comme un musulman ».

Après 1947, l'Inde participe à quatre guerres contre le Pakistan dont le statut du Cachemire constitue la principale motivation. De 1975 à 1977, le Premier ministre Indira Gandhi déclare l'état d'urgence, limitant les droits civiques et entraînant la mise en détention de nombreuses personnes sans procès. La destruction de la Babri Masjid d'Ayodhya en 1992 entraîne plusieurs conflits intercommunautaires en Inde occidentale. En 1999, l'Inde mobilise ses troupes dans le district de Kargil au Cachemire pour repousser des infiltrations de terroristes islamistes et de rebelles indépendantistes kashmiris venus du Pakistan.

Les institutions :

Promulguée le 26 janvier 1950, la Constitution donne naissance à la "république souveraine et démocratique" de l'Inde, dont elle affirme le caractère laïque et la vocation sociale.

Ce texte dote l'Union indienne d'institutions inspirées des modèles britannique et américain. Ainsi, le régime est une fédération de type dyarchique comme aux États-Unis, et parlementaire bicaméral calqué sur le parlement de Westminster. Le pouvoir est divisé entre le législatif, l'exécutif, et le judiciaire.

Le président est le chef de l'État, mais ses pouvoirs sont surtout symboliques. Le président et le vice-président sont élus au suffrage indirect tous les cinq ans par un collège spécial. Le vice-président ne devient pas nécessairement président si le président démissionne ou vient à décéder. Le premier ministre est, cependant, le chef de gouvernement de fait. Il est nommé par le président, avec l'aval du parti ou de la coalition qui détient la majorité des sièges à la Chambre du Parlement.

Le Parlement est composé de deux chambres : la chambre haute, la Rajya Sabha (Conseil des États) et la chambre basse, la Lok Sabha (Chambre du peuple). La Rajya Sabha peut compter jusqu’à 250 membres jugeant décalés six limites d'an. La plupart sont élus indirectement par les assemblées de chaque État proportionnellement à la population de ce dernier. Les 545 membres de la Lok Sabha sont élus au suffrage universel direct pour représenter différents collèges électoraux pour des mandats de cinq ans.

Le Parlement désigne un Premier ministre issu du parti majoritaire ou d'une coalition. Celui-ci détient les pouvoirs exécutifs et dirige le conseil des ministres. Il est directement responsable devant le Parlement.

La cuisine :

La cuisine de l'Inde est extrêmement diversifiée, et inclut de nombreuses épices souvent moulues et mélangées dans des assortiments appelés masalas (tandoori masala, rasam masala, garam masala, etc.). Les méthodes changent de région en région. Le riz et le blé sont les aliments principaux de la nation. Le pays est connu pour sa grande variété de cuisines végétariennes et de non-végétariennes. La nourriture et les bonbons épicés sont populaires en Inde.

On trouve ces épices, comme le curry dans de nombreuses grandes surfaces, cependant, je vous conseille de l’acheter dans des magasins spécialisés, soient asiatiques, soient indiens… Ce n’est pas tout à fait pareil. Mais personnellement, maintenant, je prépare moi-même mon mélange de curry… C’est le very best ! Comme ça, je le pimente à mon goût !

Voir l’incontournable Wikipedia pour complément d’information : http://fr.wikipedia.org/wiki/Inde

Le très fourni site Inde en Ligne : http://www.inde-en-ligne.com/home.php3?id=histoire

Le non moins incontournable, si on désire y aller : le Routard

Pour voyager en Asie (par images) : http://www.joeldavan.fr/inde.htm

http://www.dicklaurentisdead.com/inde/

Actualités :

Prathiba Patil, première femme présidente de l'Inde

Prathiba Patil était la candidate de la majorité au pouvoir. Agée de soixante-douze ans, cette avocate a obtenu les deux tiers des suffrages face au représentant de l'opposition, Bhairon Singh Shekhawat. Pour ce scrutin, seuls participaient les députés au Parlement et les membres des assemblées locales dans les différents états de l'Inde. Prathiba Patil succède à Abdul Kalam, élu en 2002. Président de la République de l'Inde est un poste essentiellement représentatif. Le pouvoir exécutif est davantage aux mains du Premier ministre.

Ce qui n’est pas pour nous rappeler quelque chose….

« Les observateurs sur place soulignent que la campagne électorale a été particulièrement agitée, avec de violentes attaques personnelles. En tout cas, l'élection de Mme Patil se veut un symbole dans un pays où les femmes sont encore soumises à de graves discriminations. »


Je désespérais de trouver des photos et je suis tombée sur ce site :

http://www.visoterra.com/photos-voyage/inde

L'INDE MODERNE (clic droit pour écouter JaaduHai Nasha Hai...)

L’Inde actuelle est l’objet de nombreux clichés, qui mêlent le passé et des images touristiques et exotiques. Ils donnent à des réalités indéniables et dures une importance relative qui occulte parfois le très important développement que connaît ce grand pays. Ce développement est d’ordre économique, culturel et sociologique.

L’Inde aujourd’hui : un sous-continent d’un milliard d’habitants, 28 états réunis par une Constitution fédérale de type parlementaire, 14 langues officielles ( dont l’anglais), la démocratie la plus peuplée du monde, avec une vie politique participative : les élections d’avril 2004 l’ont montré. Elle poursuit son ouverture à l’économie mondiale, mais en adaptant, à son rythme et en fonction de ses besoins, un modèle particulier d’intégration internationale, cherchant notamment à préserver ses traditions et identités culturelles et spirituelles.

On commence à connaître l’importance de ses apports dans les domaines à valeur ajoutée intellectuelle. Faisant partie d’une diversité complexe, ethnique, politique, sociale, religieuse, qui alimente les images, les clichés et les phantasmes, son système scientifique et universitaire de haut niveau forme en nombre des chercheurs et des diplômés qualifiés, de langue anglaise. Des sociétés high-tech côtoient une industrie domestique peu concurrentielle et une population majoritairement agraire.

Source : http://www.aadi-mx.org/article.php3?id_article=7

Clic droit pour écouter Woh Krishna hai

LA VIE DE GANDHI

Mohandas Karamchand Gandhi est né le 2 octobre 1869 à Porbandar dans l'état du Gujarat. Il est issu de la caste des Vayshia et sa famille est relativement aisée. Enfant, sa mère lui inculque les valeurs hindouistes mais il apprend aussi à connaître les autres religions et la tolérance à leur égard. C'est sans doute pendant cette période que se forgent les convictions morales de Gandhi.

Conformément aux coutumes de sa caste, sa famille le marie à 14 ans avec Kasturbai qui restera son épouse toute sa vie. En grandissant Gandhi devient convaincu qu'il ne sera quelqu'un qu'en rompant avec les coutumes de l'Inde et en copiant le style de vie des anglais. C'est donc logiquement qu'il s'embarque pour l'Angleterre en 1888 en laissant femme et enfant pour y faire ses études de droit.

C'est paradoxalement à Londres que Gandhi lit les principaux textes de l'hindouisme, notamment la Baghavad-Gita qui l'influencera profondément. Il découvre aussi la vie de Bouddha, Jésus, Mahomet et fait la connaissance des théosophes anglais.
Après trois années en Angleterre et son diplôme d'avocat en poche, Gandhi rentre en Inde. Malheureusement sa vie professionnelle s'enlise et il reste tiraillé entre ses racines hindoues et son attirance pour la bourgeoisie occidentale. En 1893 une entreprise indienne lui propose de se rendre en Afrique du Sud pour y défendre ses intérêts lors d'un procès. Gandhi accepte. Il ne le sait pas encore, mais c'est le tournant de sa vie.


Dès son arrivée là-bas il est confronté à la discrimination raciale. Expulsé d'un train il s'aperçoit très vite que les britanniques et le boers dominent sans partage les populations noires et immigrées (à cette époque 100 000 indiens vivent en Afrique du Sud). Il est choqué de voir que les sujets de l'empire britannique ne sont pas traités de la même manière suivant la couleur de leur peau.

En 1894, à l'issu du procès, gagné, pour le lequel il était venu, Gandhi décide de lutter contre une loi visant à interdire aux indiens le droit d'élire des représentants à l'assemblée de l'état du Natal. Il fait signer une pétition à 10 000 personnes et obtient le retrait du projet de loi. Gandhi avait surtout réussi à faire prendre conscience aux indiens qu'il fallait s'unir. Devenu populaire, Gandhi décide de poursuivre le combat. En 1896 il va chercher sa femme et ses enfants en Inde et revient en Afrique du Sud. Il travaille comme avocat jusqu'en 1899. La guerre des Boers éclate alors et Gandhi appelle ses compatriotes à soutenir les anglais.

En 1906 une nouvelle loi ségrégationniste est votée au Transvall. Elle enjoint les asiatiques à se faire inscrire sur des listes destinées à contrôler de près leurs activités. Gandhi réussit à convaincre 3000 délégués de ne pas se soumettre à la nouvelle loi et de résister quel qu'en soit le coût, mais sans violence. Gandhi est arrêté et incarcéré pendant six mois. En 1909 il publie "Hind Swaraj", livre dans lequel il développe les théories du combat par la non-violence : la satyagraha.
Pendant huit ans, Gandhi ne cessera de s'opposer aux lois ségrégationnistes et au Général Smuts ce qui lui vaudra d'autres séjours en prison. Finalement, le 30 juin 1914, Smuts et Gandhi signent un accord sur l'abrogation d'une grande partie des lois raciales. Le 18 juillet 1914 Gandhi quitte l'Afrique du Sud pour toujours et rentre en Inde.
Il décide, dès son retour, de partir à la découverte de son pays natal. Son périple dure un an à l'issue duquel il établit un ashram près d'Ahmedabad. Son nom est désormais associé à la lutte contre l'injustice. C'est pourquoi, début 1917, Gandhi se rend au Bihar à l'appel des cultivateurs de l'indigo exploités sans vergogne par les industriels anglais. Devant les risques d'émeutes, le gouvernement donne satisfaction aux planteurs.
À peine rentré à Ahmedabad, Gandhi soutient un mouvement de grève des ouvriers textiles et utilise, pour la première fois, le jeûne pour faire pression sur les patrons et pour marquer son entière solidarité avec les grévistes.
À la fin de la première guerre mondiale, pendant laquelle Gandhi avait appelé au soutient de l'effort de guerre, il présente aux britanniques ses premières revendications d'autonomie pour l'Inde. Le 6 avril 1919, pour impressionner les anglais, Gandhi appelle le peuple à manifester publiquement dans tout le pays et à cesser toute activité. La manifestation est un énorme succès. Le 13 avril, à Amritsar, la population manifeste de nouveau malgré l'interdiction. Le général Dyer ordonne alors à ses hommes de tirer sur la foule pacifique. Le bilan est effroyable : plus de 300 morts et plus de 1000 blessés. Horrifié, Gandhi suspend immédiatement la satyagraha.

En 1920 il repense ses moyens d'action. Soutenu par le parti du Congrès et par les musulmans, il appelle à la non coopération avec l'administration britannique et se prononce pour le boycott des produits textiles d'origine européenne. L'Inde tout entière bouge et la tension ne cesse de monter. De nombreux leaders sont emprisonnés et des affrontements ont lieu. Pendant l'un d'eux 22 policiers sont lynchés par la foule. Le Mahatma, comme on l'appelle désormais, décide de mettre fin à toute action.

Il est cependant arrêté puis condamné à 6 ans de prison. Il restera emprisonné 2 ans pendant lesquels le mouvement va sensiblement s'essouffler.
À sa sortie de prison Gandhi appelle à la cohésion nationale et il réclame l'égalité sociale pour les intouchables qu'il appelle affectueusement les harijans ("enfants de Dieu"). Il mènera d'ailleurs deux grèves de la faim pour qu'ils puissent entrer dans les temples.


Au début des années 30, Gandhi a retrouvé toute sa fougue. Il bénéficie d'une influence considérable. À chacun de ses mots d'ordre l'Inde s'immobilise. Le 12 mars 1930 le Mahatma entreprend son action la plus célèbre : la marche du sel. Son objectif est de dénoncer le monopole anglais de la vente du sel. Pendant 24 jours et sur 350 km le cortège ne cessera de gonfler. Arrivé à son but Gandhi ramasse une poignée de sel et annonce qu'il commence la désobéissance civile. Il est de nouveau arrêté.

En janvier 1931 le Vice-Roi Lord Irving le fait libérer. Il échange la libération des prisonniers politiques et la fin des lois sur le sel contre la fin de la désobéissance civile et la participation de Gandhi à une conférence organisée à Londres. Celui-ci accepte et en profite pour visiter l'Europe. Cette table ronde ne sera suivie d'aucun changement notable sur la politique indienne d'autant que Churchill arrive au pouvoir avec l'intention d'écraser le Parti du Congrès. Des milliers de militants sont bientôt arrêtés.

En août 1932 Gandhi est jeté en prison. Les dissensions entre les communautés s'aggravent et les droits des intouchables sont menacés. Le 20 septembre le Mahatma entreprend une nouvelle grève de la faim. Le gouvernement britannique plie devant la menace de la mort de Gandhi devenu très populaire en Europe.
En 1934 Gandhi se retire de la politique en tant que telle, préférant la laisser aux jeunes leaders du Congrès dont Nehru. Il continue en revanche de se battre pour la cohésion entre les communautés et pour l'éducation des masses, ce qui lui vaudra l'inimitié des extrémistes hindous. Cette année là, Gandhi échappe à la première des cinq tentatives d'assassinat dont il fera l'objet.
Lors des élections de 1937, le Congrès obtient la majorité écrasante au parlement indien. Dès lors la marche vers l'autonomie et l'indépendance semble inéluctable.
Lorsqu'éclate la seconde guerre mondiale en 1939, Gandhi refuse de s'engager aux côtés des anglais. Il affirme que seule une Inde indépendante pourrait contribuer à la lutte contre les nazis. En 1942 il lance même son fameux slogan "Quit India". Il enjoint les britanniques à partir au plus vite et relance le mouvement de désobéissance civile. Lui et les dirigeants du Congrès sont arrêtés après que des émeutes aient éclaté. Sa femme Kasturbai meurt lors de sa détention. En 1944 Churchill le fait libérer.

Après la guerre les travaillistes d'Atlee arrivent au pouvoir en Angleterre. Le Premier Ministre est bien décidé à mener le processus d'indépendance à son terme. Lord Mountbatten est nommé Vice-roi avec cette mission. C'est alors que les communautés musulmane et hindoue se déchirent. La Ligue Musulmane de Mohammed Ali Jinnah ne cesse en effet de réclamer la création d'un état indépendant à majorité musulmane.

Gandhi, lui, reste attaché plus que tout à l'unité de l'Inde. Jinnah refuse de participer au gouvernement provisoire de Nehru et appelle à une journée d'insurrection le 16 août 1946. Elle se solde par des milliers de morts dont au moins 5000 à Calcutta.
Gandhi use de toute son influence pour éviter la partition mais le 15 août 1947 Lord Mountbatten annonce l'indépendance de deux nouvelles nations : le Pakistan et l'Inde.
On assiste alors à l'exode meurtrier de plusieurs millions de personnes. Les sacs, les meurtres, les règlements de compte en tous genres feront entre un et deux millions de victimes. Épouvanté par la situation, notamment à Calcutta, Gandhi décide de jeûner jusqu'à la mort. Nehru fait alors tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin aux massacres. Il y parvient d'extrême justesse et Gandhi se nourrit à nouveau. Pourtant la colère des extrémistes n'est pas retombée. Ceux du côté hindou notamment tiennent rigueur à Gandhi de sa trop grande mansuétude à l'égard des musulmans.

Le 30 janvier 1948, l'un d'eux, Nathuram Godse, l'abat à Delhi. "Hé Ram" seront les dernières paroles du Père de la Nation.
Sa mort provoque une émotion internationale. À Delhi plus de deux millions de d'indiens assisteront à ses funérailles nationales.
Aujourd'hui encore l'empreinte de Gandhi est vivante en Inde même si la société juste, égalitaire et non violente dont il avait rêvé reste à construire.

Source : http://perso.orange.fr/bharat/bio/gandhi.htm

Pour connaître la vie d’Indira Gandhi : http://perso.orange.fr/bharat/bio/indira.htm

Le film : http://www.commeaucinema.com/sites/gandhi/

Arun Gandhi, 73 ans, petit fils de Gandhi, raconte :
"Après la guerre, j'ai vécu 18 mois avec Bapu à Sevagram. J'avais 14 ans. C'était extraordinaire. Tous les soirs, il m'aidait à faire mes devoirs. Et puis nous parlions en filant. Il voulait éradiquer la rage que j'avais en moi : en Afrique du Sud, j'avais souffert du racisme et je voulais me venger. Au fil des conversations, Bapu m'a appris à me défaire de cette violence intérieure. Il m'a expliqué comment tenir un journal de cette violence intérieure. Il m'a expliqué comment tenir un journal de ma colère. Et puis il m'aidait à identifier toutes les formes de violence, jusqu'aux plus anodins.
Un jour, il m'a donné une leçon concrète. En rentrant de l'école, j'avais jeté par terre un vieux crayon usé. Le soir, j'ai demandé à Bapu de m'en procurer un autre. Mais, à la place, il m'a ordonné d'aller ramasser l'ancien. Puis il m'a dit ceci : pour fabriquer un crayon, on puise dans les ressources naturelles ; jeter ce crayon, c'est donc faire violence à la nature ; quand nous consommons trop, nous empêchons les plus pauvres de le faire : jeter ce crayon, c'est donc aussi faire violence à l'humanité. Quoi de plus moderne dans cette leçon de Gandhi ?"

L'importance de ce film : ce fut le premier DVD que j'ai acheté. Geste symbolique... et je ne regrette pas...
Quelques citations...

Citations de Gandhi

- Il faut apprendre à rester serein au milieu de l'activité et à être vibrant de vie au repos.

- Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous.

- Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

- Vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre.

- Le ciel et la terre sont en nous.

- Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble produire le bien, le bien qui en résulte n'est que transitoire, tandis que le mal produit est permanent.

- Mon exigence pour la vérité m'a elle-même enseigné la beauté du compromis.

- Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu'il s'agit de principes fondamentaux.

- Le fatalisme a des limites. Nous devons nous en remettre au sort uniquement lorsque nous avons épuisé tous les remèdes.

- Nul homme qui aime son pays ne peut l'aider à progresser s'il ose négliger le moindre de ses compatriotes.

- Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.

- Si la non-violence est la loi de l'humanité, l'avenir appartient aux femmes. Qui peut faire appel au coeur des hommes avec plus d'efficacité que la femme ?

- Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité.

- La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu'au plus fort.

Retrouvez toutes les citations du Mahatma Gandhi sur EVENE.fr : http://www.evene.fr/citations/auteur.php?ida=516


Comment ne pas parler de l'hindouisme, quand on parle de l'Inde ? Cela me semble impossible !

Shiva

L’HINDOUISME

C’est la plus vieille des principales religions du monde, son origine remonte à la civilisation de l'Indus qui naquit vers 2500 av. J.-C. Avec plus de 900 millions de fidèles, l'hindouisme est actuellement la troisième religion la plus répandue, après le christianisme comptant environ 2,2 milliards de fidèles, et l’islam avec 1,35 milliard. À l'inverse des autres religions principales, l'hindouisme n'a pas été fondé par un prophète et ne dépend pas d'un dogme central, sa pratique étant issue d'une tradition très ancienne. L'hérésie n'existe donc pas. C'est donc une religion dynamique, un ensemble de concepts philosophiques issus d'une tradition remontant à la protohistoire indienne, dotée d'une capacité à assimiler les croyances, et les philosophies, sans les opposer. Les nombreuses conquêtes et invasions qui se sont déroulées sur le sous-continent indien ont favorisé le mélange des idées et des connaissances. L'hindouisme a beaucoup évolué au cours du temps passant du védisme aryen polythéiste, au brahmanisme triadique. L'hindouisme ancien dépassait le simple cadre religieux, au-delà du syncrétisme théologique, l'hindouisme était un vecteur pour toutes les sciences ; le droit, la politique, l'architecture, l'astrologie, la philosophie, la médecine, etc., comme tant d'autres savoirs qui avaient en commun le substrat religieux.

Certain décompose la tradition en quatre concepts fondamentaux et solidaires: ce sont le karma, la mâyâ, le nirvâna et le yoga.. Cette lecture permet d'écrire une histoire cohérente de l'hindouisme en partant de n'importe lequel de ces concepts fondamentaux : nécessairement, on sera amené à parler des trois autres. En terme de philosophie occidentale, on dira que, depuis l'époque postvédique, l'Inde a cherché surtout à comprendre :

la loi de la causalité universelle, qui solidarise l'homme avec le Cosmos et le condamne à transmigrer indéfiniment: c'est la loi du karma ;

le processus mystérieux qui engendre et soutient le Cosmos, et, ce faisant, rend possible l'« éternel retour » des existences : c'est la mâyâ, l'illusion cosmique, supportée (pire encore : valorisée) par l'homme aussi longtemps qu'il est aveuglé par la nescience (avidya), la confusion lièe à l'attachement et au désir ;

la réalité absolue « située » au-delà de l'illusion tissée par le karma ; l'Être pur, l'Absolu, de quelque nom qu'on le désigne : le Soi (âtman), Brahman, l'inconditionné, le transcendant, l'immortel, l'indestructible, le Nirvâna, etc...

Enfin, les moyens favorisant la révélation de l'Être, les techniques adéquates pour réaliser la délivrance (moksha, mukti) : cette somme des moyens s'appelle à proprement parler yoga.

Mais cette façon de concevoir l'hindouisme à des limites puisqu'elle fragmente de fait l'hindouisme qui est par nature un ensemble de croyances complexes et richement imbriquées.

On comprend dès lors comment se pose, pour l'hindouisme, le problème fondamental de toute philosophie : la recherche de la vérité.

Source, sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hindouisme

Om (ou Aum,) est le symbole le plus sacré de l'hindouisme, il est utilisé comme préfixe et parfois suffixe aux mantra-s et à toute prière hindoue. Il est empli d'un message symbolique profond : il est considéré comme la vibration primitive divine de l'Univers qui représente toute existence, entourant toute nature dans Une Vérité Ultime.

Lire cet article dédié aux mantras : http://perso.orange.fr/indianred/mantras.htm

Un site un peu beaucoup ésotérique : http://atma-porte-divine.fr/biblio.html

Ce qui peut choquer : les castes et la fatalité que cela entraîne. En effet, quand votre karma vous a fait naître sous un certain karma, et donc une caste, vous avez tendance donc à accepter votre sort. Difficile de faire bouger les choses ainsi. Le Mahatma Gandhi était contre ce système de castes mais il est fortement ancré dans les mentalités. Il est vrai que je trouve cela assez « emprisonnant », surtout que le but d’une vie est de s’améliorer. Ensuite tant de choses sont interdites à la caste des Intouchables. Même si la loi a aboli cela, les mentalités ont du mal à changer.

Un livre à lire absolument : Shanti Devi, l'enfant réincarnée, de Sture LÖNNERSTRAND.

Mon attachement à ce pays est immense. De toutes les personnes qui y sont allées, elles en rapportent la beauté mais également, l'immense pauvreté... Il ne faut pas se leurrer. Et pourtant, c'est un pays aux larges facettes, encore empli d'une richesse intérieure encore intacte.

Même si je crois en la réincarnation, ma croyance est tintée de plusieurs philosophies qui sont un mélange d'hindouisme, de bouddhisme et croyance en la réincarnation à la "chrétienne". Je crois que nous sommes sur terre, pour de multiples vies nous y revenons, jusqu'à la perfection de notre âme, pour retrouver l'unité que nous avons initialement perdue. Nous ne gardons pas de souvenirs de ces vies, du moins consciemment. Il peut en rester des réminiscences, plus ou moins fortes, parfois, dans la jeune enfance.

J'y ai trouvé un équilibre. Une paix de l'âme, même si croire en la réincarnation n'est pas des plus reposantes. Ce n'est pas une sécurité. Loin de là ! La "perfection" de cette âme, au travers des vies n'est pas évidente. Car nous ne gardons pas les clés de ces chemins mais juste des indications, si nous en avons conscience, du rôle qui nous incombe dans la vie présente.

Pour moi, elle explique néanmoins mes goûts et les attraits que j'ai pour certains pays, que je n'explique pas. Le pourquoi de là où je suis née. Et ce qu'il me reste à faire !

Le chemin est long, parfois tortueux... mais quelle richesse. Et quelle ouverture au monde, qui n'est qu'un ! Même si c'est plus facile à dire qu'à faire !

Maintenant, vous devriez connaître ma couleur préférée du moment....

Quelques images :

Un petit Om pour la route ? OM, sweet OM

Petit complément d'enquête... Même si l'évolution est grande, néanmoins voici le sort qui est encore, concrètement même si hors la loi, réservé aux femmes.

Sur le site : IndianRed

Le statut des femmes hindoues

Au moment où l'Occident vote des lois en faveur de l'égalité hommes-femmes, la position de la femme hindoue en Inde reste aujourd'hui précaire.

Toute l'éducation des filles est tournée vers le seul jour important de leur vie : le mariage, date à laquelle elles deviennent des femmes respectables. La société hindoue est régie depuis plus de 2000 ans par les lois de Manu lesquelles stipulent : "Dieu attribua à la femme la colère, la malhonnêteté, la malice et l'immoralité. De la naissance à la mort, elle dépend d'un homme, tout d'abord de son père, puis de son mari, et après le décès de celui-ci, de son fils." Le mariage serait donc le moyen de juguler le vice porté par les femmes.

La conversation entre Shiva et Umâ, rapportée dans le Mahabharata défini le rôle de l'épouse hindoue. Umâ répond au dieu de l'ascèse :

"les devoirs de la femme sont crées par le rite des noces quand, en présence du feu nuptial, elle devient l'associée de son seigneur pour l'accomplissement de tous actes justes. Elle doit être belle et douce, considérer son mari comme son dieu, le servir dans la fortune comme dans l'infortune, la santé et la maladie, obéissant même s'il lui commande des actes contraires à la justice ou des actes qui peuvent conduire à sa propre destruction. Elle doit, levée tôt, servir les dieux, entretenir la propreté de sa maison, soigner le feu sacré domestique, ne pas manger avant les besoins des dieux et des hôtes soient satisfaits. Elle est dévouée à son père et à sa mère et au père et à la mère de son époux. La dévotion à son seigneur est l'honneur de la femme. C'est son ciel éternel."

Par le mariage, la femme devient la servante de son époux. Gardienne du foyer, elle veille à la satisfaction des besoins de son mari. En respectant le pativrat (voeux de consécration à l'époux), la femme accompli son dharma. Le mariage n'autorise donc aucun épanouissement personnel des femmes. Elles sont comme une propriété que transmet le père à la belle famille.

La naissance d'une fille, au sein d'une famille hindoue, est vécue comme une calamité. A tel point que dans certaines cliniques, lorsque l'échographie révèle une fille de sexe féminin, les mères préfèrent avorter. De nombreux bébés filles sont tuées dès la naissance. Le sex ratio sur l'ensemble du territoire est de 927 filles pour 1000 garçons. Il atteint même un chiffre alarmant au Pendjab de 793 filles pour 1000 garçons. Les filles sont de véritables fardeaux puisqu'il faut les élever, les nourrir et payer la dot au moment du mariage, celle ci atteignant parfois des sommes faramineuses. Pourtant interdite par la loi de 1961, elle est toujours exigée par la belle famille.

Le pays est en train de mesurer l'ampleur de la catastrophe qu'il a lui même engendrée. L'Inde compte aujourd'hui des milliers de "branches nues", des jeunes hommes qui ne pourront pas se marier et donc avoir des enfants, faute de trouver une épouse. On estime leur nombre à 30 millions d'ici 2020, soit 12 à 15% de la population adulte.

La femme mariée est soumise à l'autorité de ses beaux parents et de son mari. De nombreux rapport révèlent que les violences faites au femmes sont croissantes. On note une augmentation de 75% des crimes commis envers les femmes dont le viol, l'attentat à la pudeur et la torture par la belle famille. L'assassinat des jeunes mariées est fréquent mais de plus en plus dénoncé. On compte chaque année en Inde plus de 7000 femmes brûlées vives dans de savantes mises en scène pour cause de dot impayée. Les lois de Manu le précisent "un mari même ivrogne, lépreux, sadique ou brutal doit être vénérée comme un dieu".

A la mort de son époux, la femme perd encore plus de sa considération sociale. Les veuves héritent rarement de leur mari défunt bien que la loi prévoit le partage entre la veuve et les enfants. La croyance hindoue indique que la femme ne mérite pas de survivre à son époux et doit s'immoler sur le bûcher funéraire. Cette pratique appelée sati a été interdite pendant la colonisation britannique en 1829.

Cependant la vapeur semble aujourd'hui se renverser. Depuis une vingtaine d'années, les mouvements féministes ont fait leur apparition et leur statut s'améliorent. Certaines femmes accèdent désormais à des postes traditionnellement réservés au hommes.

Un moyen pour les femmes d'accéder à la reconnaissance sociale est de pratiquer le culte d'Amman. Cette divinité du sud de l'Inde est un autre aspect de la déesse mère. Symbolisée par une pierre à l'entrée des villages, elle représente les forces élémentaires de la forêt. Lors des fêtes, les femmes absorbent du bétel, de la marijuana et de l'alcool pour entre en transe. Après avoir accompli les rites purificatoires, le pujari brise une noix de coco sur la pierre d'Amman. A ce moment, les femmes emportées par le son des tambours entrent en transe. Possédées par la déesse, les participants veulent les toucher pour absorber une partie du pouvoir d'Amman.

En Inde, moins de 10% des sâdhus sont des femmes, la plupart sont veuves. Appelées "sadhvi", elles sont peu acceptées dans les sectes de sâdhus en raison de leur "influence corruptrice". La croyance hindoue veut que les femmes renaissent d'abord en homme pour être libérées du cycle des réincarnations.

Quatrième billet que je remets en ligne, parce que...

Cendra

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je ne connais pas l'Inde, mais le moins que l'on puisse dire est que votre article passionné et passionnant donne envie.
Je confirme comme vous que toutes les personnes de ma connaissance qui y sont allé en sont revenus transformés, surtout ce qui les a marqué, plus que les monuments ou les paysages, c'est l'humanité extrême qui se dégage de la population.
Bravo !

Cendra a dit…

L'Inde est un pays où je rêve d'aller. Cela me fait un peu peur, peut-être pas la pauvreté... Mais j'aurais plus peur de tomber sur des "faux ashrams", des faux gourous. Je crois que si l'on est en quête de richesse spirituelle, on ne peut en revenir que transformé.

C'est ce qui manque dans nos pays occidentaux, cette richesse spirituelle, où elle est trop peu souvent là, ou alors mal perçue. Je ne sais pas.

Je parle de la profonde spiritualité.

En premier lieu, je pense que l'on ne me perçoit pas comme cela. En visitant mon blog, il doit y avoir des gens qui se disent, soit, "c'est un blog politique, beurk..." ou le contraire ! Pouah, pro Patrick Allemand en plus (pour les gens d'ici). Soit il y a des gens à qui cela déplait cette diversité ! Mais cette variété de sujets, c'est ma richesse.

C'est pour cela, qu'avant ce post, j'ai fait ce "pseudo" jeu, parce que l'on ne me connait pas... et notamment, les élus, qui, soi-disant, se préoccupent de leurs concitoyens, eh bien, non... je suis sure qu'il me connaissent peu.

Ils me connaissent un peu, et surtout de ce que je peux leur apporter. Il est vrai qu'ils sont très sollicités. Je ne vais pas tout leur mettre sur le dos non plus.

Ce pays donc, c'est récemment que je l'ai appelé "mère de ma pensée", mais cela fait longtemps que je suis attirée.

Et encore, j'aurais voulu faire encore plus riche !

On a besoin de spiritualité dans un monde trop matérialiste. Cela nous rend plus humain.