lundi 26 mai 2008

LA GUERRE DES TRANCHEES ?

Je suis cette "guerre" d'un peu de loin, elle ne me convient pas. J'attends autre chose que ce "libéralisme" que nous offrent les candidats.
Ni Ségolène Royal, ni Bertrand Delanoë ne semblent convenir aux Français, et ils n'ont pas tout à fait tort. La bataille va être rude mais il serait temps d'ouvrir un vrai débat avec de vrais programmes de gauche où le libéralisme ne peut avoir sa place que dans un contexte social organisé et juste, alors, ces batailles médiatiques...

PARIS (AFP)
25 Mai 2008 10h07

Sondage Le Parisien: Ni Royal ni Delanoë ne ferait un bon président de la République

Les Français estiment que ni Ségolène Royal ni Bertrand Delanoë ne ferait un bon président de la République, selon un sondage à paraître dimanche dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.

Seuls 32% des Français pensent que Ségolène Royal ferait une bonne présidente de la République (58% pensent le contraire). Bertrand Delanoë ne semble guère plus convaincant, avec seulement 34% de Français voyant en lui un bon locataire pour l'Elysée (contre 47% persuadés du contraire).

Si l'on s'en tient au poste de premier secrétaire du PS, Bertrand Delanoë est plus convaincant que Ségolène Royal (59% contre 52%).

D'autre part, une majorité de Français considèrent que Ségolène Royal ne serait pas capable de réformer la France (56% contre 33% qui estiment le contraire) et n'a pas de vrai projet pour le pays (51% contre 36%).

Les sceptiques sont également majoritaires pour Bertrand Delanoë, mais l'écart avec les enthousisates est plus faible: 45% des Français pensent qu'il ne serait pas capable de réformer la France (contre 34% qui pensent le contraire) et 37% ne lui prêtent pas de vrai projet pour le pays (contre 35%).

Chez les sympathisants socialistes, les avis sont plus favorables: 55% pensent que Royal ferait une bonne présidente, contre 54% pour Delanoë. Et ils considèrement majoritairement que l'un comme l'autre serait capable de réformer le pays, avec un léger avantage à Royal (56%, contre 54% pour Delanoë) et qu'ils ont un vrai projet pour la France (64% pour Delanoë, 57% pour Royal).

Enfin, pour les Français, Ségolène Royal supplante Bertrand Delanoë en terme de courage (85%) et de dynamisme (77%). Mais le Maire de Paris est plus sympathique (76%), rassembleur (59%) et compétent (68%).

Sondage réalisé par téléphone les 20 et 21 mai auprès de 1.007 personnnes, selon la méthode des quotas.

La suite... Cela démontre bien la chose...

Le duel Royal-Delanoë est lancé, avec le "libéralisme" en hors d'oeuvre

Le duel pour la direction du PS est lancé entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, qui ont déclenché les hostilités sur le "libéralisme", mis en avant par le maire de Paris, et la "démocratie participative", thème cher à l'ex-candidate à la présidentielle.

Les deux principaux prétendants à la succession de François Hollande -même si M. Delanoë n'est toujours pas, officiellement, candidat- ont manifestement décidé de se rendre coup pour coup dans la perspective du Congrès de Reims, en novembre.

Dans son livre, "De l'audace!", publié juste après l'entrée en lice surprise de Mme Royal, le maire de Paris a le premier ciblé son adversaire en raillant le concept de démocratie participative, au coeur de sa campagne présidentielle.

"On ne peut pas se contenter de recueillir les avis, il faut donner le sien. Ce sont les limites de la formule +votre projet sera le mien+", écrit-il.

Surtout, il a jeté un pavé dans la mare au sein du PS en se proclamant "socialiste et libéral" et en estimant que "le libéralisme est d'abord une philosophie politique de la liberté".

Mme Royal lui a répondu dès samedi, à peine achevée la réunion des partisans du maire de Paris à La Mutualité. Le mariage entre libéralisme et socialisme? "Totalement incompatible!", a-t-elle assené.

Elle a développé son propos dimanche sur Canal+, en lançant, tout en se défendant de vouloir "caricaturer" M. Delanoë: "je ne pourrais jamais dire comme a dit Bertrand Delanoë +je suis libéral+. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l'héritage des libertés individuelles".

"Les socialistes ne sont pas pour le social contre l'économique, ils pensent que l'un ne va pas sans l'autre. (Mais) réhabiliter ce mot de libéralisme, non! (...) En France, il est tellement chargé et tellement synonyme de capitalisme débridé et de dégâts", a-t-elle ajouté, citant trois fois Jean Jaurès, avant de lâcher: M. Delanoë "peut peut-être évoluer, se rendre compte aussi" de ça.

La présidente de Poitou-Charentes a regretté aussi que son adversaire "tourne en dérision" son concept de démocratie participative, mais elle "ne renonce pas à convaincre tous ceux qui n'ont pas encore compris jusqu'où on pouvait aller pour améliorer l'efficacité de notre système grâce à la démocratie, notamment participative".

"Ségolène dit que c'est incompatible, je respecte son point de vue, ce n'est pas le mien. C'est un débat d'idées. Je croyais dire quelque chose d'évident: je suis libéral et socialiste", a répliqué dimanche M. Delanoë sur Europe 1, avant d'affirmer: "Mitterrand était libéral et socialiste, c'est une évidence".

"Le libéralisme politique, c'est se battre pour élargir les libertés. Ca m'agace que les socialistes français qui ont été les grands bâtisseurs de libertés dans ce pays ne le revendiquent pas", a-t-il dit, citant l'abolition de la peine de mort, les radios locales, le pacs et la parité.

Sur la démocratie participative, le maire de Paris a assuré y être favorable et que "cela fait 15 ans qu'(il) en fait". Mais "la démocratie participative, ce n'est pas le marketing électoral, ce n'est pas organiser une réunion et dire +tiens qu'est-ce qu'on va se dire?+", a-t-il asséné.

L'UMP a fait ses choux gras de ces querelles sémantiques en estimant dimanche que "ce débat montre juste une chose: l'incapacité du parti socialiste de s'extraire des débats idéologiques".

Et c'est ce qui m'énerve ! La droite se gausse bien de ces querelles, mais ils feraient bien de regarder leur nombril aussi... concernant d'autres choses.

5 commentaires:

Alain a dit…

Bonjour
Merci de la visite sur mon blog
De toute façon, c'est un panier de crabes et ils sont tous pareils !
Bon lundi
Alain

rônin a dit…

Bonjour.
Je découvre ton blog et je vais devoir y revenir encore et encore vu la masse d'info qu'il contient...
Le terme de "guerre" sans parler de "tranchées" est d'une bêtise, d'une immaturité, effarante. Ces politiques, quels qu'ils soient, se comparent à des guerriers fourbissant leurs armes... Mais il n'y a nul mort, nul tir d'artillerie, nul sang répandu... A croire que ces "jeux de mots" ne sont que mépris pour les vraies victimes de ces horreurs que sont les guerres...
Rien que cela en dit long sur leurs capacités à "jouer" avec des mots... Alors je ne prête aucun crédit à ces gens hypocrites et arrivistes qui ne pensent qu'à leur propre nombril. Leur incompétence et absolue et il n'y a que ceux et celles qui croient en leurs mensonges qui les créditent (il y en a tant !). Comment peut on élire de telles personnes à ntre têtes ?... Je me pose toujours la question...

Cendra a dit…

Merci de ta visite, Alain. Sauf que les crabes, c'est bon à manger... lol

@ Rônin,
Faut-il qu'il y ait du sang de répandu pour qu'il y ait guerre ? Ne savez-vous donc pas que les guerres dont vous parlez sont dues en grande partie à ces mêmes élus ? (enfin, dans les pays concernés) Quand je vois les primaires américaines et un Mac Cain qui a de grandes chances d'emporter les présidentielles, le terme n'est peut-être pas si mal choisi quand on pense qu'il est un fervent adhérent de la guerre. Qu'il veut aller jusqu'au bout en Irak (mais au bout de quoi ?)
Quant à leur élection, et il faut bien qu'il y ait élection, il y aurait tant à dire mais ce ne peut être dans un commentaire. Trop long...
Vous croyez être vraiment un "Ronin" des temps modernes ? L'utopie, c'est bien. La réalité est tout autre. C'est bien plus complexe. A moins que vous ne soyez un connaisseur de toutes les arcanes politico-financières...
Bien sûr, il ne faut pas oublier toutes les victimes de ces guerres, de leurs atrocités innommables, de tout le sang versé, de toutes les barbaries.

Il ne faut pas oublier non plus que toutes ces querelles "intestines" n'amènent qu'à) une "décrédibilisation" de la gauche au regard des électeurs, cependant le parti socialiste, qui est un parti de courants, est plus complexe que l'UMP. Ce qui n'empêche pas que...
J'en parlerai peut-être plus longuement...

brigetoun a dit…

je suis une ex-socialiste à cause de ceux (surtout de celle) là - et de DSK
il n'y a pas que ça au PS et certains ont de l'espoir (dans le Vaucluse j'étais si isolée que j'abandonne)
mais les journeaux en ont décidé autrement, ne parlent que d'eux et les soumettent à des sondages qui les mettent en vue (bis-repetita) et on y aura droit

Cendra a dit…

Un peu d'espoir (mais si peu) que les choses changent !