dimanche 29 juillet 2007

JOYEUX ANNIVERSAIRE !

Hier, c'était l'anniversaire de Corinne. Discussions animées dans un jardin d'un appartement de Nice. Discussions comme je les aime : arguments et contre arguments qui amènent à de hautes réflexions et un débat qui aurait pu énerver les voisins du dessus car les voix avaient tendance à s'élever... Débats où la nourriture prenait une place secondaire, mais cela, jusqu'aux gâteaux délicieux d'une fameuse pâtisserie de Nice ! Cela s'est achevé vers les 2 heures du matin...
Bref, sympa comme tout !
Joyeux anniversaire Corinne ! Désolée de n'avoir pu te donner le cadeau que tu désirais... Mon vote ne changera pas !

samedi 28 juillet 2007

PROVERBES AFRICAINS

Profitez-en pour visiter ce blog : EFFETS DE TERRE
Les archives de ce blog sont là : Blog le Monde Effets de terre

Afrique Sub-saharienne

- Au bout de la patience, il y a le ciel.
- Au chef, il faut des hommes et aux hommes, un chef.
- Aussi longtemps que les lions n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur.
- Celui qui doit vivre survit même si tu l'écrases dans un mortier.
- Il n'y a pas de plus grand bonheur que la venue d'un hôte dans la paix et l'amitié.
- La mort est l'aînée, la vie sa cadette ; nous, humains, avons tort d'opposer la mort à la vie.
- La mort est un vêtement que tout le monde portera.
- Là où on s'aime, il ne fait jamais nuit.
- La persévérance est un talisman pour la vie.

- Les marques du fouet disparaissent, la trace des injures, jamais.
- L'espoir est le pilier du monde.

- Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.
- Marche en avant de toi-même, comme le chameau qui guide la caravane.
- Pour qu'un enfant grandisse, il faut tout un village.
- Quand un arbre tombe, on l'entend ; quand la forêt pousse, pas un bruit.
- Qui est souvent à la cour du roi, finit toujours par trahir ses amis.
- Sur quelque arbre que ton père soit monté, si tu ne peux grimper, mets au moins la main sur le tronc.
- Tous les blancs ont une montre, mais ils n'ont jamais le temps.

Bambara
- Le monde est un pot à eau, quand on a bu, on le passe à autrui pour qu'il boive aussi.
- L'enfant aime la liberté, il en est la première victime.

Bamiléké
- Dieu n'a fait qu'ébaucher l'homme, c'est sur terre que chacun se crée.

Haoussa

- L'homme est comme le poivre, tu ne le connais pas avant de l'avoir mâché.
- Quand tu manges un gâteau rond, commences-tu par le centre ?

Nigritien
- Celui qui a un maître n'est pas maître de ce qu'il porte sur le dos.
- La méchanceté est un lion qui commence par bondir d'abord sur son maître.
- L'homme patient parvient à faire cuire une pierre jusqu'à ce qu'il la boive en bouillon.

Bantou

- La mère est celle qui prend le couteau par la lame.
- Le borgne n'a qu'un oeil, mais il pleure quand même.

Zoulou

- Avancer, c'est mourir ; reculer, c'est mourir ; donc vaut mieux avancer et mourir.
- Il faut façonner l'argile pendant qu'elle est molle.
- Le fou est l'échelle du sage.
- Le putois ne sait pas qu'il pue.

Touareg
- C'est pendant que le vieux seau est encore là qu'il faut en fabriquer un neuf.
- En quelque pays que tu entres, conforme-toi à ses moeurs.
- Fais de ta plainte un chant d'amour pour ne plus savoir que tu souffres.
- Les chameaux ne se moquent pas réciproquement de leurs bosses.
- Mieux vaut passer la nuit dans l'irritation de l'offense que dans le repentir de la vengeance.
- Mieux vaut se briser la jambe que briser sa parole.
- Ne te lasse pas de crier ta joie d'être en vie et tu n'entendras plus d'autres cris.


Berbère

- Celui qui a levé la main, c'est comme s'il avait frappé.

- Ce qui est dans la parole est dans le silence.
- Le présomptueux devient raisin sec avant d'avoir été raisin mûr.
- Les dents ont beau rire, le coeur sait la blessure qu'il porte.

- Si la chance veut venir à toi, tu la conduiras avec un cheveu ; mais si la chance veut partir, elle rompra une chaîne.


Kabyle

- Qui n'est pas utile à soi-même ne peut être utile à ses amis et ses proches.
- Si tu rencontres deux êtres qui vivent en harmonie, sois sûr que l'un d'eux est bon.
- Vouloir arriver, c'est avoir fait la moitié du chemin.

REVUE DE PRESSE AFRICAINE

L’injure !

Par Bacary Domingo MANE | SUD QUOTIDIEN | vendredi 27 juillet 2007

Toujours égal à lui-même : la démesure. La langue de bois, ce n’est pas son truc. Il n’aime pas le « mensonge », encore moins « l’hypocrisie », surtout quand le sujet de discussion tourne autour de l’immigration. Il la vit comme un refoulement. Et la Courneuve dont il avait pour mission de « nettoyer », en dit long sur son rapport à l’immigration. Vocabulaire volontairement outrancier, une métaphore dangereuse qui a assimilé les habitants de ce quartier à des saletés, des ordures. Certainement, la Courneuve rappelle l’immigration. Or, Sarkozy est allergique à l’immigration, qu’elle soit subie ou choisie. Pardon Freud, d’avoir prêté attention aux bourdonnements du divan. Qu’importe, il est devenu président de la France. La fin justifie les moyens ! Avec les compliments du Florentin.

Sarko est d’une franchise légendaire. Et pour s’en convaincre, il faut le trouver dans l’univers de la politique-spectacle. Il a du flaire et sait surfer sur les attentes des populations. Il est « franc, comme le président Wade ». Ce n’est pas moi qui le dit. Avec ce bel hommage, je parie que les Sénégalais qui dorment les pieds dans l’eau dans la banlieue dakaroise vous seront très reconnaissants. Et s’ils avaient la chance de leur vie de vous approcher, ils ne manqueraient pas de vous chantonner à l’oreille : « Sarko Dolli gnou ! » (Sarko, le peuple en redemande). Mais attention à l’incident diplomatique, cette marque déposée « Dolli gnou » appartient à notre « Gorgui national » qui n’aime pas qu’on marche sur ses plate-bandes.

C’est vrai que la France, pays « d’ouverture », ne peut accueillir toute la misère venue d’Afrique. C’est le message que Sarkozy a délivré hier à l’Ucad. Et puis, « le jour où tout le monde ira en France qui va développer le Sénégal ? ». La question ne manque pas de pertinence et surtout de piquant ou de mordant. Personne ne construira l’Afrique, encore moins le Sénégal, à la place de ses propres fils. C’est cette vérité que Sarkozy est venue asséner en faisant un long détour par la colonisation. Seulement, le président Français doit savoir que son pays n’est plus une destination privilégiée par les candidats à l’émigration. Ces derniers pensent plutôt à l’Espagne, l’Italie, aux Usa, à l’Australie, à la Chine. C’est avec ironie qu’ils parlent de ce « beau et hospitalier » pays qu’est la France que certains assimilent à "Sandaga", notre grand marché. Mais ne les prenez pas au sérieux. C’est de l’humour "polonais-français".

Quand je l’ai entendu parler aux étudiants, dans un amphithéâtre plein à craquer, j’ai pensé à ces missionnaires venus en Afrique "civiliser" nos arrières grands-parents. Il parle du paysan africain qui vit « avec les saisons ; dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fins des mêmes gestes et des mêmes paroles ». Et d’ajouter, parlant toujours du paysan africain : « jamais il ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer ».

Des clichés, encore des clichés, toujours des clichés. Quelle injure ! Le paysan africain serait-il dépourvu de raison au point de s’enfermer dans un mimétisme « bestial » ? Entre « l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fins des mêmes gestes et des mêmes paroles » du paysan africain, et l’ignorance ou l’inculture de l’élite européenne, la raison m’interdit de choisir.

Sarkozy, le monde a évolué et l’Afrique avec. Il suffit pour cela de faire un tour dans certains champs pour s’en convaincre. Le temps où les Africains habitaient sur les arbres (il semble que des européens continuent à le penser, quelle hérésie !) est révolu. Les singes ont disparu depuis que les immeubles ont remplacé les arbres. Encore la démesure ! Pitié.

En visite d'Etat au Sénégal : SARKOSY fait la leçon aux Africains
Pour une leçon inaugurale, Nicolas Sarkozy n’a pas eu droit hier, à l’Ucad II, à des ovations à la fin de son discours. Parce qu’une grande partie de son auditoire n’a pas du tout apprécié de le voir ainsi s’ériger en donneur de leçons.

La leçon dite inaugurale d’hier de Nicolas Sarkozy, si c’en est une, n’a pas eu l’effet escompté. Le propre d’une leçon est d’être retenue et assimilée.

Or, après le dernier mot prononcé dans son speech, le président français n’a pas eu droit au standing ovation qui sied en pareilles circonstances. C’est à peine si des étudiants, exacerbés, n’ont pas été tentés de le huer. La mine peu réjouie de nombre de personnes au sortir de la salle de l’Ucad II en dit, aussi, long sur la réception mitigée que le discours a eu auprès de l’assistance.

C’est que Sarkozy a vraiment pêché. Emporté par sa fougue caractéristique et ses vérités crues, l’hôte du Sénégal a fait plus dans le dénigrement qu’il n’a cherché à convaincre encore les sceptiques quant à ses capacités à changer le cours de l’histoire, en apportant une nouvelle orientation dans les relations entre son pays et le continent noir et que les Africains plus que les Français appellent de leur vœu. Hélas, le théoricien de ‘l’émigration choisie’ a donné raison à ceux qui doutaient qu’il venait chez nous, non pas pour échanger et voir ensemble comment rendre plus fécondes et dans un respect mutuel, les relations séculaires entre la France et l’Afrique, mais pour tenter de nous humilier. En fait, c’est ainsi que nombre d’universitaires et étudiants présents à l’Ucad ont perçu l’exercice auquel s’est livré hier l’hôte du président Wade.

Comment dans ce prestigieux temple du savoir où d’éminents intellectuels français ont contribué à former d’illustres fils du continent et qui font aujourd’hui la fierté de l’Afrique entière, Sarkozy a-t-il osé soutenir que nous portons en nous les germes de l’anti-développement, se sont demandés bien des membres de son auditoire. En fait, ainsi que l’ont souligné des universitaires présents dans l’amphithéâtre, le président de la République française ne connaît pas l’Afrique. Sinon, croient-ils savoir, il n’aurait pas considéré que, dans notre ‘univers où la nature commande tout’, nous restons, nous autres Africains, ‘immobiles au milieu d’un ordre immuable où tout est écrit d’avance’. Aberration ne pouvait être plus infâmante, à leurs yeux.

Pourtant, parmi les illustres personnes l’ayant accompagné dans son périple africain, il y a une Sénégalaise bon teint qui occupe un poste stratégique dans le gouvernement français, mais aussi reste au cœur de son dispositif politique. Ou faut-il finalement croire que Rama Yade n’est là que pour amuser la galerie, mais pas du fait d’une compétence avérée. Combien, en outre, sont-ils, ces Africains à se hisser au rang des meilleurs de ce monde ? Ou encore combien sont-ils ces jeunes génies natifs de l’Afrique qui n’ont pu assurer leur épanouissement intellectuel du fait d’un système éducatif imposé en contrepartie d’une aide étrangère ?

Sans vouloir faire l’apologie de la violence en Afrique, est-ce vraiment l’apanage du continent noir, ainsi qu’a semblé le soutenir Nicolas Sarkozy. A-t-il oublié les massacres de Serbie ? Sont-ce les Africains qui s’entretuent en Irlande du Nord ? N’y a-t-il pas d’autres foyers de tension en Europe ou ailleurs qu’en Afrique ?

Aguibou KANE

MON COMMENTAIRE : je vous laisse juger....

SARKOZY EN AFRIQUE : présentation

ENTRE INJURES ET MEPRIS... Nicolas Sarkozy, le "je-me-mêle-de-tout" et qui va doter doter la Libye de la puissance nucléaire, n'a pas "bonne presse" en Afrique, à la suite de sa visite à Dakar.
Après un passage au NouvelObs, je vous propose 2 articles sur Nicolas et l'Afrique, vus par des Africains (dans un post à part).
Profitez-en pour lire l'article sur l'esclavage et la colonisation, ainsi que l'article sur "Le jour où l'Afrique se réveillera"

Konaré critique violemment Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 28.07.2007 | 10:58

Pour l'ancien président du Mali, qui est à la tête de la Commission de l'Union africaine, le discours du chef de l'Etat français à Dakar "n'est pas le genre de rupture" souhaitée.

L'ancien président du Mali Alpha Oumar Konaré, président de la Commission de l'Union africaine (UA), a jugé vendredi 27 juillet dans une interview à Radio France Internationale (RFI) que le discours prononcé à Dakar par le président Nicolas Sarkozy "n'est pas le genre de rupture" qui était souhaitée.

"Ce discours n'est pas le genre de rupture qu'on aurait souhaitée. Ce discours n'est pas neuf dans le fond, il rappelle des déclarations fort anciennes, d'une autre époque, surtout quant à l'appréciation sur les paysans que je n'approuve pas", a commenté Alpha Oumar Konaré.

Nicolas Sarkozy a déclaré que "le paysan africain ne connaît que l'éternel recommencement du temps, rythmée par la répétition sans fin des mêmes gestes et de mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès".

"Exigence de mémoire"

Alpha Oumar Konaré a également réagi au rejet de toute repentance affiché par Nicolas Sarkozy au sujet de la colonisation, qu'il a toutefois qualifiée de "grande faute".

"Une bonne partie du retard de l'Afrique est liée à cela et cette réalité, je suis sûr que le président le sait, (...) personne n'a le droit de la nier, et cela n'a rien à voir avec la repentance. Cette exigence de mémoire ne peut pas être simplement le fait des Africains", a-t-il dit.

"Je le dis clairement, cette page, nous ne la déchirerons jamais (...)", a-t-il ajouté.

A l'adresse des "jeunes d'Afrique", le président français a affirmé que s'ils voulaient sortir de "l'arbitraire", de "la corruption", de "la violence", du "parasitisme" et du "clientélisme", c'était à eux "de le décider".

Sarkozy "a besoin de mieux connaître l'Afrique"

"Cet appel à la jeunesse africaine est un appel important (...) mais ce discours n'est pas nouveau en Afrique. Beaucoup de dirigeants africains le tiennent, les jeunes africains le savent et beaucoup de ces jeunes depuis longtemps se battent", a réagi M. Konaré, tout en reconnaissant que M. Sarkozy "avec raison, a mis à nu une responsabilité de l'Afrique".

"Si cet appel nous interpelle (...), c'est pour qu'on se dresse, et que nous même prenions nos affaires en mains", a poursuivi M. Konaré.

"Je suis certain que le président souhaite la rupture (...). Je pense que pour l'aider dans la rupture, il a besoin de mieux connaître l'Afrique et nous sommes prêts dans ces échanges avec lui", a-t-il conclu.

La visite de Sarkozy dans la presse sénégalaise
NOUVELOBS.COM | 27.07.2007 | 16:54

Les éditorialistes des principaux quotidiens sénégalais dénoncent la "leçon faite aux Africains" par Nicolas Sarkozy jeudi. Le président français a en effet estimé que les principaux maux de l'Afrique ne sont pas dus à la colonisation, mais aux Africains eux-mêmes.

Le président français Nicolas Sarkozy a "fait la leçon aux Africains", estimaient vendredi 27 juillet plusieurs quotidiens privés sénégalais, Sud Quotidien évoquant même une "injure" au lendemain de son discours à Dakar.
"En visite d'Etat au Sénégal, Sarkozy fait la leçon aux Africains", affiche en première page Walfadjri. Une "adresse aux Africains" muée en "leçon de français", ironise Le Quotidien. "Show à Dakar: Sarko sur scène", écrit L'Observateur.
Le président français s'est cru en "mission civilisatrice", affirme Sud Quotidien, également à la une, tandis que Le Populaire, moins nuancé, titre: "Les vérités (résumées) de Sarkozy aux Africains: 'Arrêtez de pleurnicher!'"
Ces points de vue sont largement partagés dans les autres journaux, à l'exception du quotidien pro-gouvernemental Le Soleil, qui parle, lui, de "hauteur républicaine" dans un éditorial consacré à la visite de Nicolas Sarkozy.

"Sarkafrique"

"Quand je l'ai entendu parler aux étudiants, dans un amphithéâtre plein à craquer, j'ai pensé à ces missionnaires venus en Afrique 'civiliser' nos arrière-grands-parents (...) Des clichés, encore des clichés, toujours des clichés. Quelle injure!", s'offusque l'éditorialiste de Sud Quotidien.
Selon Walfadjri, Nicolas Sarkozy "n'a pas fait dans la dentelle pour dire ce qu'il pense de l'état actuel de l'Afrique" dans son discours prononcé à l'Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, en présence de nombreux étudiants, et aussi d'universitaires et de personnalités politiques.
"Sans ambages, il a tenu les Africains pour responsables de leurs malheurs", ajoute Walfadjri.
"A défaut de la Françafrique qu'il honnit, place à la Sarkafrique!", commente Sud Quotidien.
Se limitant à des comptes-rendus des différents aspects de la visite du président français, Le Matin
Le Soleil évoque aussi "une parfaite convergence de vues (des deux présidents) sur les questions majeures", notamment le dossier Hissène Habré, l'émigration clandestine, et la fuite des cerveaux. (avec AFP)
(indépendant) rapporte que les présidents "Sarkozy et Wade (sont) sur la même longueur d'onde" sur les questions de l'immigration et de l'affaire Hissène Habré.

vendredi 27 juillet 2007

ABANDONNONS LE TEMPS

Le temps de...

VISITES DE BLOGS...

Le blog de Posuto...
La Mémoire du Vent....
Le blog des Roméos et Juliettes... (je sais, y'a pas de s)
Pour garder... le nez en l'air !

Allez-y, ça vous reposera... de moi !

CENDRA

A QUAND ?

Et le temps passe, inexorablement, avec ses coup de blues, ses coups de gueule, le temps avance ses aiguilles faites de la main des hommes...

Comme d'habitude, puisque les bonnes habitudes ne sont pas à perdre, les grandes réformes se font à une période de l'année où l'on a autre chose à penser qu'à ce qui ce qui touche notre quotidien.

Parce, du quotidien, on s'en lasse, on le vit tous les jours...

Suite aux affres du tour de France, ils ont passé des images anciennes du tour, afin de rappeler ce que pourrait être le vélo... Ou le sport...

Et le bouclier fiscal est passé au Sénat... Alors, à quand, un bouclier qui me permettrait de vivre décemment au lieu de mon petit Smic, qui, fort heureusement, n'est pas taxé à 50%, juste un petit 24%...
Cela me fait rêver, les 50%...

Le Sénat vote le "bouclier fiscal" à 50% des revenus

AFP - il y a 1 heure 20 minutes

PARIS (AFP) - Le Sénat a adopté vendredi l'article 5 du texte sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat, dit "paquet fiscal", qui renforce le "bouclier fiscal" en faisant passer son taux de 60% à 50% des revenus.

En vertu de cet article, les impôts directs payés par un contribuable, CSG (Contribution sociale généralisée) et CRDS (Contribution au remboursement de la dette sociale) comprises, ne peuvent être supérieurs à 50% de ses revenus

Le dispositif s'appliquera à partir de 2008. Son coût a été évalué à 625 millions d'euros par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, soit 4% de l'impact budgétaire total des mesures prévues par le projet de loi.

A la demande de Mme Lagarde, le rapporteur général Philippe Marini (UMP) a retiré son amendement qui aurait permis, pour leur imposition, de fractionner les revenus exceptionnels sur une durée de quatre ans.

Contre l'avis de la ministre, les sénateurs ont en revanche décidé à l'unanimité d'exclure explicitement la participation des collectivités locales au mécanisme du bouclier fiscal, les restitutions d'impôt devant être prises en charge en totalité par l'Etat

A lire, sur AGORAVOX :

Le ministère de la Parole

Trois mois ont passé depuis l’élection du ludion élyséen, et l’on peut commencer à distinguer les lignes du quinquennat. Il semble qu’il doive essentiellement consister en agitation et coups médiatiques.

Économie

La mesure phare jusqu’ici est le « paquet fiscal ». Elle consiste en une baisse de recettes non financées qui évoluera entre 15 et 20 milliards d’euros par an. Elle absorbe donc par avance l’ensemble des diminutions de la dépense publique qui seront obtenues ou pas en cinq ans, et prive par avance l’État de toute marge de manoeuvre budgétaire. Elle porte sur :

la défiscalisation des emprunts immobiliers, mesure prise au plus mauvais moment, alors que les prix sont au plus haut, la demande forte et l’offre faible, et qui n’aura aucun effet incitatif ;

la diminution des droits de succession alors que ceux-ci étaient généralement considérés comme plutôt stimulants pour l’activité économique, en empêchant une certaine forme de « sclérose du capital » ;

le passage du « boucier fiscal » de 60 % à 50 %, système ayant prouvé son inefficacité complète, étant utilisé par 10 % des contribuables concernés, qui sont d’ailleurs moins de 3 % de la population ;

la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure qui va également introduire un manque à gagner significatif pour les comptes sociaux, et dont personne aujourd’hui, y compris à Bercy, ne se hasarde à prédire le coût et encore moins l’impact sans parler de l’utilité.

Ces mesures ne sont ni de droite, ni de gauche : elles sont stupides. Un programme de droite cohérent aurait consisté à supprimer les 35 heures et diminuer l’impôt sur les sociétés, et accessoirement à supprimer l’ISF qui ne sert à rien. La cible aurait été plus claire sur une politique de l’offre et cela aurait évité la mise en place d’usines à gaz fiscales qui coûteront cher.

Si tout cela coûte trop cher, il semble que ce sera en partie financé par une augmentation de la TVA. Le bilan global sera un transfert de la fiscalité des riches vers les pauvres, c’est-à-dire une action contre la demande sans effet sur l’offre. Si cette augmentation est limitée aux importations, comme le demande M. Guaino, elle mettra la France en franche contradiction avec sa politique européenne.

(...) La suite sur Agoravox.

A lire aussi :

Roméo 92: Ministres cherchent travail…

Eh, bien non, ce n’est pas en France que ça se passe, même si on peut penser que, notre Président se chargeant personnellement de tout, les Ministres pourraient (éventuellement) en être réduits à un rôle de figuration, et (pourquoi pas) être amenés à se chercher un jour un véritable travail…

Non, non ! C’est au Kenya que ça se passe.

Ici : http://romeojuliette.blog.lemonde.fr/2007/07/12/romeo-92-ministres-cherchent-travail/

jeudi 26 juillet 2007

LES FEMMES EN POLITIQUE

En faisant la revue de presse, je me suis aperçue... de l'absence des femmes en politique, et, notamment, au Parti Socialiste, dans les actualités. Où sont-elles donc passées ? Même une recherche sur Internet révèle leur absence de la scène politique actuelle. Il n'en reste qu'une au niveau national : Ségolène Royal, qui soit active !

Documents intéressants à lire, en attendant que je trouve mieux :

- Femmes à l'exécutif depuis 1981 en France.
- Les premières femmes au gouvernement en France.
- Les femmes et le pouvoir.

Articles trouvé sur le site : Histoire et politique :
http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=01&rub=dossier&item=7

Il y a une réelle lacune dans le monde politique en France. Je me pose la question : les femmes sont-elles si peu motivées par la politique ? Les hommes politiques français accordent-ils si peu de "crédit" aux femmes ?
Le monde politique est-il trop "rude" et les femmes trop gentilles ?

Je pense que le monde politique est un monde cruel, qui ne laisse pas le choix que d'être soit agressif, soit offensif. Que les hommes politiques français sont assez "machos" dans l'ensemble (là, je parle un peu par expérience et par "connaissances" télévisuelles ou autres).
Je ne pense pas que la motivation manque. Je pense que les femmes sont motivées. Ppeut-être que l'on n'ose pas assez.

ET POURTANT :

Les femmes et le pouvoir exécutif depuis 1981 : la France au regard du monde

Janine Mossuz-Lavau

Depuis 1981, en raison d’une politique volontariste de la gauche, la place des femmes dans les gouvernements s’est accrue chaque fois qu’elle a été au pouvoir. La droite n’a pas suivi, ce qui fait figurer la France, aujourd’hui, dans « le 3e groupe » (les pays qui ont autour de 20 % de femmes ministres), loin derrière l’Espagne (47 %) ou le Chili (50 %). Mais, même lorsqu’elles sont dans des pays particulièrement favorables à la promotion politique des femmes, celles-ci obtiennent très rarement des postes de ministre de l’Intérieur, de l’Économie ou des Affaires étrangères. Un léger mouvement se produit actuellement avec l’élection à la présidence de la République ou la nomination comme chef de Gouvernement de 12 femmes dans le monde. En France, il n’est pas exclu que 2007 porte ce chiffre à 13.

Tableau 3 : Les femmes au Gouvernement en 2006. Europe et quelques exemples extérieurs


Europe

Quelques exemples dans le reste du monde

1 ‑ 40 % ou plus

Norvège : 47,4 %
Espagne : 47 %
Finlande : 44 %
Suède : 40 %

Chili : 50 %
Afrique du Sud : 40 %

2 ‑ Autour de 30 %

Autriche : 31,6 %
Pays-Bas : 30,4 %
Royaume-Uni : 29,6 %

Rwanda : 30 %

3 ‑ Autour de 20 %

Belgique : 23,8 %
Danemark : 21 %
Allemagne : 20,8 %
France : 18,7 %
Luxembourg : 18,7 %
Italie : 17,4 %

Canada : 22,2 %
États-Unis : 18,8 %
Mali : 17,9 %

4 ‑ Entre 11 et 15 %

Bulgarie : 16,6 %
Malte : 15,8 %
République Thèque : 13,3 %
Roumanie : 12,5 %

Liberia : 14, 3
Sénégal : 13,1 %
Tunisie : 12,2 %
Brésil : 11,4 %

5 ‑ Moins de 10 %

Slovénie : 9,7 %
Pologne : 9,5 %
Portugal : 9,5 %
Grèce : 5,1 %

Inde : 8,7 %
Israël : 8 %
Mexique : 5,2 %
Turquie : 4,3 %


ET POURTANT...

L'Assemblée se féminise, surtout grâce au PS

107 femmes siègeront dans la nouvelle Assemblée nationale contre 76 dans l'Assemblée sortante

Parmi elles, on compte 61 élues à gauche dont 49 pour le seul PS et 46 à droite, dont 45 pour l'UMP.

Elles n'étaient que 13,1% dans l'Assemblée sortante et seront un peu moins de 20% dans l'hémicycle pour la prochaine législature, un chiffre qui place la France très loin au classement mondial de la parité.

Parmi les 107 élues, près de la moitié (48) découvriront le Palais Bourbon. 30 de ces nouvelles élues sont des socialistes et 13 appartiennent à l'UMP.

Depuis la loi sur la parité de 2000, les partis sont tenus de présenter autant de candidates que de candidats aux élections législatives, obligation qu'aucun des grands partis ne respecte totalement.

Pour ce scrutin, on comptait 41,6% de candidates, à peine mieux qu'en 2002 (38,9%). Des 3.177 femmes candidates, sur un total 7.639 postulants, la grande majorité n'a pas franchi le seuil du premier tour, puisque 2.860 ont été battues.

Sur les 933 candidats en lice pour le deuxième tour des législatives, près du tiers (305) étaient des femmes, un pourcentage supérieur de plus de huit points à 2002 (24%).

Le bon résultat du PS s'est accompagné des victoires emblématiques de plusieurs candidates de ce parti: celle de Michèle Delaunay, tombeuse d'Alain Juppé à Bordeaux, ou encore de Sandrine Mazetier, qui a remporté la 8e circonscription de Paris face à l'ami du président Sarkozy, Arno Klarsfeld.

Parmi les victoires notables, celle d'Aurélie Filipetti, proche de Ségolène Royal, qui a battu Alain Missoffe (UMP) dans la 8è circonscription de la Moselle, ou encore celle de Delphine Batho, autre proche de l'ancienne candidate socialiste dans sa circonscription des Deux-Sèvres.

A noter également l'élection inattendue de Catherine Lemorton (PS), qui a défait le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, dans la 1ère circonscription de Haute-Garonne.

Enfin, la Guyane sera représentée uniquement par des femmes dans l'hémicycle, la PRG Christiane Taubira, réélue dimanche et la nouvelle députée Chantal Berthelot (PSG) qui a battu le sortant UMP et ancien ministre Léon Bertrand.

Article que je complèterai... Au niveau local, on ne se débrouille pas si mal...

CENDRA

DIVERSITES

LEXPRESS.fr du 04/07/2007

Diversité

Beurs, Blacks... La nouvelle vague - Anne Vidalie

Ils sont noirs, maghrébins ou asiatiques. Longtemps marginalisés ou cantonnés aux seconds rôles, ils accèdent enfin au sommet dans l'entreprise, les médias, la haute fonction publique, la recherche...En politique, si le gouvernement Sarkozy les a propulsés au premier plan, les législatives ont montré que rien n'est gagné. Ils le savent et multiplient les clubs, les réseaux pour que la France donne toute leur place aux minorités. ce sera dur, mais c'est possible: ils en sont la preuve.

© Reuters, DR

LES POLITIQUES: 1. Fadela Amara (secrétaire d'Etat à la Politique de la ville). 2. Rachida Dati (ministre de la Justice). 3. Nacer Meddah (préfet de l'Aube). 4. Abdel Saïssou (sous-préfet de Senlis). 5. Bariza Khiari (sénatrice, PS). 6. Faouzi Lamdaoui (secrétaire national adjoint, PS). 7. Najat Vallaud-Belkacem (conseillère régionale de Rhône-Alpes, PS). 8. Rama Yade (secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l'homme).

C’était il y a un an. C’était il y a un siècle... Plus précisément le 17 juillet 2006. Ce soir-là, à 20 heures, 8 millions de téléspectateurs sont devant leur petit écran. Face à eux, Harry Roselmack lance les sujets du journal de TF 1. Le présentateur de 33 ans est la nouvelle doublure de l’inamovible Patrick Poivre d’Arvor. Il est jeune, il a du talent, il est beau. Et il est noir. Une première, à cette heure de grande écoute, sur la chaîne la plus regardée de France. Un an, donc. Et bien des changements, depuis, dans le paysage du pouvoir. Business, politique, médias, sciences et recherche...

Voilà la France du sommet désormais peuplée d’hommes et de femmes aux patronymes venus d’ailleurs : Nacer Meddah, nommé préfet de l’Aube le 19 juillet 2006 ; Rachid Arhab, entré en janvier au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ; Pierre N’Gahane, promu préfet à l’égalité des chances en Provence-Alpes-Côte d’Azur il y a six mois ; Rachida Dati, née d’un père marocain et d’une mère algérienne, devenue garde des Sceaux le 18 mai. Sans oublier Rama Yade, administratrice du Sénat, et Fadela Amara, la fondatrice de l’association Ni putes ni soumises, venues à leur tour rejoindre le gouvernement, respectivement au poste de secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme et à celui de secrétaire d’Etat à la Politique de la ville.

En ce début d’été 2007, la France se découvre plurielle, métissée, multiculturelle. Ces noms, ces visages qui apparaissent à l’avant-scène reflètent une évolution, tardive, peut-être, mais profonde de la société : les Noirs, les Maghrébins et les Asiatiques ne sont plus cantonnés à la figuration. Une nouvelle génération émerge, ambitieuse, déterminée à jouer les premiers rôles, décidée à forcer les portes des états-majors des entreprises et des médias, à se faire une place au sein de la haute fonction publique comme dans les hôpitaux et les laboratoires de recherche. Et ils s’en donnent les moyens, à grand renfort de réseaux, clubs et cercles d’influence. Solidaires, et plus solitaires.

© France 3, France 5, TF1, DR

LES MEDIAS: 1. Sébastien Folin (TF1). 2. Karine Le Marchand (France 5). 3. Christine Kelly (LCI). 4. Olivier Laouchez (Trace TV). 5. Amirouche Laïdi (Club Averroès). 6. Audrey Pulvar (France 3). 7. Michel Reinette (France 3).

Au Club xxie siècle, on se frotte les mains. La star politique du moment, Rachida Dati, la première enfant d’immigrés à prendre les commandes d’un ministère régalien, n’est-elle pas la cofondatrice de ce cénacle très huppé, créé en 2004 pour « montrer par l’exemplarité que la diversité est une chance pour la France » ? Rama Yade, sa nouvelle collègue au gouvernement, est la vice-présidente du club. Quant à Bariza Khiari, sénatrice (PS) depuis septembre 2004, elle compte parmi ses quelque 300 membres, majoritairement noirs, maghrébins et asiatiques – même si les Français de souche sont les bienvenus. Tous sont dotés de jolis CV et de postes enviables.

Le président du club ? Le banquier d’affaires Hakim El Karoui, ancienne « plume » de Jean-Pierre Raffarin à Matignon. Le trésorier ? Chenva Tieu, patron d’un cabinet de conseil financier. Le secrétaire ? Mehdi Houas, fondateur d’une société de conseil dans les nouvelles technologies. Parmi les convives des dîners-débats du club figurent également les cardiologues Salem Kacet et Mohamed Ghannem, le Pr Elyès Jouini, vice-président de l’université Paris-Dauphine, et Laurent Tran Van Lieu, président du directoire d’Assurland. Début juin, à l’approche des élections législatives, ils se sont pris à rêver d’une Assemblée nationale moins blanche, d’élus qui leur ressembleraient.

Tous les espoirs semblaient permis, puisqu’une centaine de candidats noirs et maghrébins étaient alors dans les starting-blocks. Las ! le résultat a douché leurs attentes : une seule d’entre eux, l’avocate d’origine guadeloupéenne George Pau-Langevin, figure au nombre des 555 élus de métropole. La représentation nationale n’a pas toujours été aussi pâle. De 1947 à 1968, c’était un Noir, Gaston Monnerville, natif de Guyane et président du conseil général du Lot, qui présidait la Chambre haute du Parlement. A quelques mois près, il aurait même pu devenir président de la République par intérim, après le retrait du général de Gaulle… Sous la IVe République, Lamine Gueye, Félix Houphouët-Boigny et Léopold Sédar Senghor siégeaient à l’Assemblée nationale – pour représenter les colonies, certes, pas pour promouvoir la diversité.

Avant eux, Blaise Diagne avait été le premier élu noir au Palais-Bourbon... en 1914. Quinze ans plus tard, Sablé-sur-Sarthe, aujourd’hui fief de François Fillon, se donnait pour maire un Antillais, le vétérinaire Raphaël Elizé, dont le premier ministre a d’ailleurs offert la biographie à Rama Yade. Bien des années après, Kofi Yamgnane, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires sociales et à l’Intégration, fut député (PS) du Finistère de 1997 à 2002.C’est ainsi : en politique, les Français noirs, maghrébins et asiatiques balancent entre amertume et espoir, lucidité et volontarisme.

© L'Oréal, DR

LE BUSINESS: 1. Youcef Nabi (L'Oréal Paris). 2. Tariq Krim (fondateur de Netvibes). 3. Hakim El Karaoui (banquier d'affaires). 4. Mehdi Houas (Talan). 5. Yazid Sabeg (président du conseil de surveillance de CS Communications et Systèmes).

Bien sûr, selon une enquête TNS-Sofres publiée au printemps, 69 % de leurs concitoyens estiment que les partis et les responsables politiques les représentent mal. Bien sûr, 51 % des sondés (et même 70 % des 18-24 ans) jugent qu’une meilleure représentation des minorités ethniques serait bonne pour le pays. « La question de la diversité est désormais perçue comme légitime, souligne l’historien Pap Ndiaye. C’est déjà un progrès. Mais la politique est en retard sur les autres secteurs de la société. Dans les partis comme dans les syndicats, les mécanismes de discrimination à l’œuvre grippent la promotion des hommes et des femmes issus de la diversité. Et, aux élections, on les envoie dans des circonscriptions difficilement gagnables. »

C’est justement ce qui met hors d’eux Fayçal Douhane, membre du conseil national du PS, et ses amis du club Prairial 21, créé en 2004 pour pousser le parti à lutter contre les discriminations. Une dizaine d’entre eux, furieux, ont claqué la porte du PS ces dernières semaines. « En prime, on parachute des candidats, certes issus de la diversité, mais sans légitimité locale, au lieu de donner leur chance à des militants du cru qui ont fait leurs preuves sur le terrain », peste Fayçal Douhane. Ils en veulent aussi à la gauche, ces enfants de l’immigration, de les cantonner depuis des années dans des rôles de médiation avec les quartiers difficiles ou de gestion des questions ethniques et raciales. Frileux, le PS ? Mal à l’aise, surtout, face à ces revendications. Englué dans ses vieux schémas de lutte des classes, mère de toutes les inégalités. Cramponné à son idéal d’universalisme républicain, aveugle aux différences ethniques et religieuses.

« Il oublie qu’en France l’universalisme n’est pas abstrait : il est blanc et mâle », observe la sociologue Nacira Guénif-Souilamas. A droite, les législatives ont fait grincer quelques dents, également. A commencer par celles des candidats envoyés au casse-pipe, comme Jeannette Bougrab. « L’UMP aurait pu donner un signal fort en nommant des personnes issues des minorités suppléantes des ministres candidats, car ceux-là auraient eu toutes les chances de siéger au Palais-Bourbon », regrette Amirouche Laïdi, adjoint au maire (UMP) de Suresnes (Hauts-de-Seine) et président du club Averroès, créé en 1997 pour promouvoir la diversité dans les médias.

Pourtant, c’est la droite, aujourd’hui, qui porte les espoirs de cette élite-là. Elle les chouchoute, ces jeunes loups qui lui offrent une publicité grandeur nature pour les vertus du travail et de l’opiniâtreté. « Loin de prôner l’assistanat, elle nous dit : “Allez-y, montrez ce dont vous êtes capables” », explique Dogad Dogoui, membre du conseil exécutif de l’UMP et président d’Africagora, association de cadres et d’entrepreneurs.

Le discours fait mouche auprès d’une génération de jeunes actifs décomplexés et pressés de prendre des responsabilités. Parmi eux, la discrimination positive prônée par Nicolas Sarkozy – en clair, un coup de pouce donné aux minorités – n’a pas que des partisans. « Beaucoup y sont allergiques sous prétexte qu’ils se sont battus pour s’en sortir et que les autres n’ont qu’à en faire autant », regrette Rama Yade. Du temps où elle était étudiante à Sciences po, c’est exactement ce qu’elle pensait. Elle a même râlé quand l’école a mis en place une procédure d’admission réservée aux élèves des zones d’éducation prioritaire (ZEP). Puis elle a changé d’avis. « Ma mère touchait le RMI, mais elle avait été prof et pouvait me soutenir, dit-elle. Tout le monde n’avait pas cette chance. » Elle s’est braquée, aussi, contre ses condisciples qui disaient : « Les Arabes débarquent ! » Contre les parents d’élèves qui distribuaient des tracts furibonds à la sortie.

L’avènement de la « beurgeoisie »

Les entreprises, elles, s’ouvrent à la diversité un peu plus vite que l’Assemblée nationale. Pas par philanthropie. Par intérêt et pragmatisme. « Les employeurs ont bien compris que, s’ils voulaient recruter les meilleurs éléments, ils ne pouvaient pas faire l’impasse sur les femmes ni sur les minorités ethniques », explique Patrick Lozès, consultant en pharmacie et fondateur, en novembre 2005, du Conseil représentatif des associations noires (Cran) de France. Et la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), créée en 2005, veille au grain. Les secteurs les plus accueillants ? Ceux qui recrutent à tour de bras, comme la finance et l’informatique.

Mais, dans les états-majors, bien rares sont encore les Noirs, les Maghrébins et les Asiatiques. « Simple question de temps, estime le banquier Hakim El Karoui. Nous ne sommes qu’au début du processus d’assimilation. » Quelques-uns, les plus diplômés, ont pris une longueur d’avance. Comme Mohammed Agoumi (Essec), directeur général délégué de la banque LCL, Nordine Hachemi (ingénieur, MBA de l’Insead), président de la Saur, Youcef Nabi (Essec), directeur général de L’Oréal Paris, le normalien Lionel Zinsou, associé-gérant de Rothschild & Cie ; ou encore Dung Pham Tran (X Télécoms), directeur de l’optimisation des coûts du groupe La Poste. « Le problème, c’est que l’écrasante majorité des jeunes nés dans des familles immigrées font la fac, pas les écoles d’ingénieurs et de commerce », déplore Zoubeir Ben Terdeyet, créateur du réseau de cadres maghrébins les Dérouilleurs. Pour le moment.

Dans les médias, le coup de gueule de l’écrivaine Calixthe Beyala au nom du collectif Egalité, lors de la cérémonie des Césars, en 2000, semble avoir eu ses effets. Aiguillonnées par le CSA et par le Club Averroès, fort de 350 membres (dont 50 % de journalistes), les grandes chaînes ont nommé des responsables « diversité ». France Télévisions s’est même dotée d’un plan d’action pour l’intégration. Désormais, deux journalistes issus des minorités dites « visibles » partagent le dîner des Français : Audrey Pulvar, sur France 3 (depuis septembre 2005), et Harry Roselmack, lors des congés de PPDA, sur TF 1.« Les émeutes urbaines de l’automne 2005 ont donné un coup d’accélérateur à la représentation des minorités dans les médias », constate Amirouche Laïdi, président d’Averroès. A l’automne 2006, il a remis au président de la République et au CSA le premier « Bilan de la diversité dans les médias audiovisuels français ». Un état des lieux plutôt positif. Même si, là comme ailleurs, le sommet des hiérarchies reste très blanc, à l’exception de la petite Trace TV, dirigée par Olivier Laouchez.Dans les années à venir, les rangs de cette élite issue des minorités ethniques vont grossir.

« Une classe moyenne issue de l’immigration est née, estime Catherine de Wenden, directrice de recherche au CNRS et auteur d’un livre consacré à la “beurgeoisie”. Elle compte des représentants partout, de la police à l’Education nationale, en passant par l’armée, la presse, la médecine, la recherche, etc. »Les créateurs d’entreprise sont nombreux, également, à l’image de Malamine Koné, fondateur de la marque de sportswear Airness, de Mourad Boudjellal, président du club de rugby de Toulon et troisième éditeur francophone de bandes dessinées (Soleil Productions), ou de Karim Oumnia, qui dirige l’équipementier sportif Baliston. « Les Français d’origine immigrée sont proportionnellement plus nombreux que les Français de souche parmi les créateurs d’entreprise, indique Saïd El Inkichari, patron et fondateur du cabinet de recrutement informatique GEC.

L’envie d’entreprendre est très forte chez eux. »La communauté asiatique donne l’exemple, avec ses milliers de commerces, de restaurants et d’ateliers de confection. « L’intégration des immigrés chinois, arrivés pour la plupart depuis le début des années 1980, revêt pour l’instant un caractère essentiellement économique, analyse Pierre Picquart, spécialiste de la Chine et auteur de L’Empire chinois (éd. Favre). Ces communautés très soudées, imprégnées de taoïsme, de confucianisme et de bouddhisme, restent à l’écart de la vie publique. » Aucun des nouveaux venus n’a encore détrôné les frères Bou et Bounmy Rattanavan : en trente ans, les fondateurs du groupe Tang se sont taillé un petit empire dans la distribution, l’import-export et la restauration.

Depuis 2006, leur société diffuse également un bouquet de chaînes de télévision chinoises. Résultat : les deux frères d’origine sino-laotienne figurent au palmarès des 200 plus grandes fortunes professionnelles de France.Longtemps privés de réseaux, les cadres issus de l’immigration mettent les bouchées doubles pour rattraper leur retard. Ceux du Club xxie siècle multiplient les dîners-débats avec grands patrons, chefs d’entreprise, élus et intellectuels.

Le 11 juin, ils étaient une trentaine, attablés sous les lustres en cristal du salon Empire, au deuxième étage du très chic Press Club, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Des dirigeants, des créateurs d’entreprise, des avocats et des hauts fonctionnaires, très « United colors of Benetton ». Ce soir-là, ils avaient convié à dîner Jean-Paul Bailly, président de La Poste. Rama Yade, qui ne faisait pas encore partie du gouvernement, s’est chargé de l’entrée en matière : « La diversité avance trop lentement, nous devons maintenir la pression. »

A peine entamée la mousseline d’avocat aux fruits de mer, la question qui fâche s’invitait à table : « Combien La Poste compte-t-elle de personnes issues des minorités ethniques dans son conseil d’administration et parmi ses 100 cadres dirigeants ? » Aucune au conseil, mais quatre ou cinq parmi le « Top 100 ».Les cercles pour happy few ont la ferme intention d’y remédier, qu’ils s’appellent Club xxie siècle, Averroès (médias), Elite (créé par Calixthe Beyala), Diallo Telli (groupement de surdiplômés d’origine africaine) ou encore Kléber, fondé en 1997 par l’avocat d’affaires Pascal Agboyibor.

« Nous avons besoin de discuter, entre nous, de la façon de nous accrocher, de surmonter les avanies », explique cet associé au cabinet américain Orrick à Paris. Chaque dernier samedi du mois, ils sont une cinquantaine de cadres dirigeants, chasseurs de têtes, avocats, architectes, consultants, majoritairement noirs, à se retrouver chez lui pour dîner.D’autres réseaux, plus récents, se tissent au-delà des cercles étroits de l’élite. C’est ainsi que l’association Africagora, créée en 1999 par Dogad Dogoui (UMP) pour « promouvoir l’ascension sociale des diasporas afro-caribéennes », fédère 3 200 membres auxquels elle propose quatre « espaces » : politique, management, business club et accès à l’emploi.

Les Dérouilleurs, 2 500 jeunes cadres, d’origine maghrébine pour la plupart, préfèrent, eux, cultiver la discrétion. Ils ont emprunté le nom de leur association au vocabulaire des cités, où « rouiller » signifie « tenir les murs en bas des tours » et « dérouiller », par opposition, « prendre son destin en main ». Une plate-forme d’échange et d’informations sur Yahoo ! permet aux membres de parler affaires et offres d’emploi. Tous les deux mois, les volontaires se donnent rendez-vous pour faire la fête dans un restaurant parisien. La première fois, le 14 janvier 2004, ils étaient 80 au Majlis, un restaurant libanais du VIIIe, à Paris.

« L’idée de départ était qu’avant de s’entraider il fallait se connaître, raconte Zoubeir Ben Terdeyet, fondateur des Dérouilleurs et de la première société française de conseil en finance islamique. Alors, j’ai pris mon carnet d’adresses et j’ai lancé des invitations. » Deux ans plus tard, les soirées réunissent plus de 200 personnes.« Notre choix est d’être utiles, de tirer les autres »Ces réseaux ne ressemblent guère à ceux des années 1980. « Leurs membres ne croient plus à l’idéal républicain, pointe le politologue Vincent Geisser, chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman. Ils estiment qu’il est urgent d’agir, qu’on ne peut plus donner du temps au temps. » Ils se sentent investis d’une responsabilité envers les minorités.

« Notre choix est d’être utile, de tirer les autres, affirme Dogad Dogoui. Si nous ne faisons rien, si nous ne donnons pas un espoir, un horizon, une place aux jeunes des banlieues, les prochaines émeutes déborderont sans doute les quartiers difficiles. »Les « quartiers », justement. Une fois l’an, Africagora organise un Salon de recrutement, Talents de la diversité. Les Dérouilleurs, eux, misent sur l’école. Depuis trois ans, une cinquantaine d’entre eux, réunis au sein de l’Association pour la promotion de la réussite scolaire (Après), portent la bonne parole dans les collèges et devant des associations locales. Leur message est simple : la réussite, c’est possible, nous en sommes la preuve. « L’accès à l’information sur les métiers et les filières, courtes ou longues, est essentiel », plaide le banquier Hakim El Karoui. Le 9 juin, une centaine de lycéens de ZEP étaient à l’Institut d’études politiques de Paris pour une conférence sur ce sujet, baptisée « Entretiens de l’excellence », à l’invitation du Club xxie siècle et des Anciens de Sciences po. La nouvelle élite prépare déjà la relève.

http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/racismes/dossier.asp?ida=458689

REVUE DE PRESSE

Et revue de photos !





Alors, euh, dans l'ordre, André Vallini, Cambadélis, C. Caresche, Duhamel, Fouazi Lamdaoui, F. Hollande, J. Attali, J. Dray, M. Valls, M. Rocard, A. Montebourg...

Mais... Où sont les femmes ? Aucune n'a la parole ou ne veut la prendre ???


Les "femmes" du PS jalouses de Ségolène
par Alain Ayache

(extrait)
On entend peu Elisabeth Guigou et Martine Aubry à propos de l’envolée médiatique de Ségolène Royal. Comme si elles avaient été prises de vitesse. Par contre, Michèle Seban, vice-présidente du Conseil régional d’Ile de France et proche de Dominique Strauss-Kahn ne prend pas de gants quand elle déclare, entre autres piques : « On en fait un peu beaucoup pour Ségolène ».

http://www.reponseatout.com/article.php3?id_article=974

Service minimum: le PS dénonce une cacophonie gouvernementale

Reuters - Mercredi 18 juillet, 17h51

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste souligne "les déclarations contradictoires" du gouvernement sur l'instauration d'un service minimum à l'école, qui illustrent à ses yeux "une certaine improvisation au sommet de l'Etat".

"Les déclarations contradictoires sur le service minimum révèlent une certaine improvisation au sommet de l'Etat", déclare dans un communiqué Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, premier secrétaire du PS.

"Après avoir vu son rôle diminué par un président omnipotent, voilà que le Premier ministre est maintenant corrigé par ses ministres et le porte-parole du gouvernement", souligne-t-il.

Le Premier ministre, François Fillon, a évoqué mardi soir l'instauration d'un service minimum dans l'Education nationale en cas de grève. Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, et le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, ont déclaré mercredi que cette option n'était pas envisagée "pour l'heure".

"Comme pour la TVA sociale, François Fillon a pourtant eu le mérite d'une certaine franchise. Il a dit tout haut ce que le gouvernement prépare et discute tout bas", ajoute Stéphane Le Foll.

COMMENTAIRE : le service minimum, il me semble, existe "un minimum", à l'école, je crois que c'est rare qu'une école soit complètement fermée. Alorq j'aimerais bien savoir moi aussi ce qu'ils entendent par service minimum ! Quant aux collèges et lycées, c'est un peu moins gênant, car ce ne sont pas tous les professeurs qui sont absents.

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SÉGOLÈNE ROYAL DRESSERA UN BILAN "SANS COMPLAISANCE ET SANS MASOCHISME"

Reuters - Lundi 16 juillet, 19h01

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal, qui a engagé lundi un travail d'analyse sur les récentes défaites électorales du Parti socialiste, assure qu'elle dressera un bilan "sans complaisance et sans masochisme".

"Il faut regarder très objectivement les choses sans complaisance et sans masochisme", a déclaré à la presse l'ex-candidate socialiste à la présidentielle à l'issue d'un séminaire de travail à l'Assemblée nationale avec des proches pour analyser les raisons de sa défaite.

Elle a assuré vouloir "assumer jusqu'au bout les forces et les faiblesses pour que ça soit utile pour la suite".

Parmi les faiblesses de sa campagne, elle a notamment estimé que "l'élaboration du pacte présidentiel est intervenue très tard par rapport à celui de Nicolas Sarkozy, qui lui était prêt beaucoup plus tôt".

L'ex-candidate a déclaré qu'elle allait mettre en place un groupe de travail pour analyser les dernières campagnes et qu'elle présenterait une première synthèse le 25 août à Melle (Deux-Sèvres) à l'occasion de la Fête de la Rose.

L'université d'été du PS sera consacrée au diagnostic des échecs électoraux

AFP - Jeudi 19 juillet, 17h21

PARIS (AFP) - L'université d'été du Parti socialiste, du 31 août au 2 septembre à la Rochelle (Charente-maritime), sera essentiellement consacrée au diagnostic des échecs électoraux subis cette année par le parti.

Cette 15e édition, présentée jeudi à la presse par Jean-Christophe Cambadélis, président de l'université d'été, s'intitulera "diagnostic pour la rénovation".

"Il s'agit de se mettre au clair sur les raisons de l'échec, pour se lancer dans la refondation du parti", a expliqué le député de Paris.

Lire la suite sur mon blog : http://leblogdecendra2.blogspot.com/2007/07/universite-dete-la-rochelle.html

Montebourg souhaite que le PS récrive "toutes les règles du jeu"

AFP - Jeudi 19 juillet, 19h21

PARIS (AFP) - Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, critique vigoureusement l'"immobilisme" du parti socialiste qui doit selon lui pour se renouveler "récrire toutes les règles du jeu".

Dans une interview à l'Express, le député estime que Ségolène Royal, dont il était porte-parole de campagne, a "réussi à faire bouger le PS par l'extérieur" en faisant "entrer dans le projet des socialistes des questions que le parti esquivait" (autorité républicaine, VIème république, réconciliation avec l'entreprise).

Pour lui, "la gauche et le PS paient très cher la facture de l'immobilisme". "A ne vouloir rien changer, à espérer que les alternances viendraient automatiquement, comme si la paresse pouvait être payée en retour, à trop sous-estimer l'adversaire, nous nous sommes condamnés à rester minoritaires".

Insistant sur la nécessité pour les socialistes de ne pas se "diviser, tout en organisant (leur) propre mutation", il affirme que "le système des motions et des contributions du parti d'Epinay a vécu".

"Il faut, dit-il, récrire toutes les règles du jeu, y compris en ouvrant les primaires à l'ensemble des électeurs de gauche, à l'italienne, pour désigner notre candidat en 2012".

Il souhaite aussi, en 2008, un successeur à François Hollande "capable de trancher, prenant des risques, préférant l'ouverture du parti à son repli et le remettant au travail collectif", donc, dit-il, "réellement différent".

Enfin, à propos du projet présidentiel de réforme des institutions, il estime que "considérer la Vème République comme un objet de culte est un contresens sur la désagrégation du système politique à la française" et accuse Nicolas Sarkozy d'être "le conservateur obstiné d'un système moribond".

Pour lui, il faut, plutôt que d'une présidentialisation du régime, "renforcer tous les systèmes de contrôle", supprimer l'article 49-3, rendre le parlement "plus représentatif de la société".

M. Montebourg participe vendredi, avec Manuel Valls et Gaëtan Gorce, à un séminaire à Evry (Essonne) sur l'avenir de la gauche.

MON COMMENTAIRE : Bien, on admet, pour Ségolène Royal. Et le soutien ? Pourquoi, "faire à l'italienne" ou à une quelconque "sauce" ? Non, je ne suis pas pour l'ouverture des investitures à tous les électeurs de gauche, qui ne sont pas forcément "ancrés à gauche" mais peuvent "varier". Ce serait l'excuse pour trop de manipulations. S'encarter dans un parti, c'est un minimum d'engagement. Et se dire, je suis socialiste. Soit, ce n'est pas forcément cela...

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Olivier Duhamel (PS) accuse de "sectarisme" certains socialistes

AFP - Vendredi 20 juillet, 09h52

PARIS (AFP) - L'ex-eurodéputé socialiste Olivier Duhamel, membre du "comité de réflexion" sur la réforme des institutions, a balayé vendredi les reproches faits à gauche sur la participation au comité, accusant leurs auteurs de "sectarisme".

Sur Europe 1, il a indiqué qu'après une première réunion d'organisation jeudi, le comité de 13 membres mis en place par Nicolas Sarkozy allait tenir sa première réunion sur le fond mercredi prochain.

A propos de la réaction à gauche à la présence de socialistes dans ce comité, il a souligné que les reproches adressés font "beaucoup de peine pour les gens qui les ont formulés" parce que "cela prouve qu'ils vont mal" et donc qu'ils "resombrent dans le sectarisme".

"Dans n'importe quelle démocratie, quand on prépare une réforme des institutions, on le fait au-delà des clivages partisans", a-t-il ajouté, parlant de "réflexe d'un autre temps et d'un autre âge". "Ils feraient mieux de jouer leur rôle d'opposants et de s'occuper du fond et des problèmes sociaux, que de venir emmerder leurs propres troupes", a dit l'ex-député européen.

M. Duhamel, professeur de droit public, a estimé que Nicolas Sarkozy, puisqu'il souhaite renforcer les pouvoirs du Parlement, n'était "pas que bonapartiste".

"Il a compris qu'il y a un risque, qu'il vaut mieux voir des espaces de respiration démocratique, des espaces de délibération, qu'il vaut mieux ne pas être le seul à décider de tout toujours", a dit M. Duhamel, insistant sur "l'inefficacité de l'hyper-présidentialisme qui écrase tout".

MON COMMENTAIRE : A ce moment-là, vivent les sectes. Merde !

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Christophe Caresche (PS) : rénovation proposée "pas à la hauteur de l'enjeu"

AFP - Vendredi 20 juillet, 11h22

PARIS (AFP) - Le député PS et adjoint au maire de Paris Christophe Caresche, a estimé vendredi que la situation au Parti socialiste était "grave" et que la rénovation proposée par la direction du parti n'était "pas à la hauteur de l'enjeu".

Le député, qui participe ce vendredi au séminaire sur la rénovation du parti organisé à Evry (Essonne), a indiqué sur I-télé que "les petits jeux d'appareil, les jeux de positionnements internes, un fonctionnement qui n'a pas permis que le PS accouche d'un projet mobilisateur" feront partie de la réflexion.

Supporter de Ségolène Royal pendant la campagne, il a insisté sur "le décalage formidable" entre ce que la candidate socialiste portait et "un projet extrêmement conservateur, défensif".

"Nous voulons essayer de tracer une voie nouvelle, être l'aiguillon qui pousse le parti socialiste à bouger, à changer", a-t-il affirmé.

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Manuel Valls veut faire "imploser" le PS

AFP - Lundi 23 juillet, 15h03

PARIS (AFP) - Le député socialiste de l'Essonne Manuel Valls a estimé lundi sur RMC qu'il fallait "faire imploser" le PS et "changer en profondeur ses idées" et ses méthodes de travail.

"Je suis d'abord ambitieux pour ma formation politique, pour qu'elle change en profondeur son logiciel, ses idées, ses propositions, pour qu'elle se rénove, change aussi ses méthodes de travail", a-t-il dit, ajoutant qu'il fallait "faire imploser ce parti".

"Cette rénovation ne se fera pas d'abord autour des hommes, des femmes ou des générations, elle se fera d'abord autour des idées", a souligné Manuel Valls, estimant qu'il ne fallait "surtout pas" poser "d'abord la question en terme de pouvoir et d'hommes, sinon malheureusement la rénovation des idées sera impossible".

Manuel Valls a accueilli vendredi à Evry, ville dont il est maire, la première étape d'un cycle de réflexion sur "l'avenir de la gauche", qui a réuni plusieurs députés PS désireux de refonder le parti, comme Arnaud Montebourg et Gaëtan Gorce.

Le projet socialiste à l'élection présidentielle "était en décalage par rapport aux attentes des Français et aux évolutions de la société, sur le travail ou sur l'autorité républicaine par exemple", a relevé M. Valls sur RMC.

Concernant les 35 heures, il a estimé que "parfois, cela a été perçu par beaucoup de nos compatriotes comme un frein à gagner plus, comme une répartition du travail qui ne correspondait pas à leur envie de travailler plus pour gagner plus".

"Je constate que beaucoup au sein du PS se contenteraient d'attendre les erreurs du gouvernement ou que le PS soit une grande formation d'élus locaux, mais qu'elle n'accède plus au pouvoir", a-t-il encore relevé.

Lire : http://kamerunscoop.blog.20minutes.fr/archive/2007/07/24/nom-d-un-chien-sarkozy-me-vois-tu.html

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Mission gouvernementale: Attali se dit "libre"

AFP - Mercredi 25 juillet, 14h03

PARIS (AFP) - Jacques Attali, l'ancien conseiller de François Mitterrand, qui va présider une "Commission sur les freins à la croissance", a affirmé mercredi qu'il agirait en "intellectuel libre" sans obligation de solidarité avec le gouvernement.

"Le président de la République et le Premier ministre m'ont demandé de composer à ma guise et de présider une commission de réforme sur les conditions de la libération de la croissance en France. (...) Je le ferai comme un intellectuel libre qui proposera des réformes au pays", a-t-il dit sur France Inter.

"Présider une commission de réforme n'aliène en rien ma liberté d'esprit et ne m'oblige en rien à une solidarité avec quoi que ce soit que peut faire le gouvernement par ailleurs", a affirmé M. Attali, qui s'est dit "très fier d'être toujours un homme de gauche".

La commission, qui comprendra une quinzaine de personnes choisies par M. Attali, devrait être "opérationnelle début septembre", a-t-il précisé.

Son rapport, qui doit notamment se prononcer sur le travail le dimanche, en préalable à un éventuel projet de loi, est attendu pour fin novembre.

Le premier président de la Cour des comptes Philippe Séguin, pressenti en juin par le président Nicolas Sarkozy, avait renoncé à présider cette commission.

M. Attali a accepté mardi cette mission à l'issue d'un entretien dans l'après-midi avec le chef du gouvernement, précise un communiqué.

M. Sarkozy avait annoncé le 20 juin la mise en place de cette instance "chargée de recenser tous les obstacles à l'expansion", notamment "l'amoncellement des réglementations".

Le rapport de la commission, qui doit notamment se prononcer sur le travail le dimanche, en préalable à un éventuel projet de loi, est attendu pour fin novembre.

Le ministère de l'Economie avait indiqué plus tôt dans la journée à l'AFP que le premier président de la Cour des comptes Philippe Séguin, pressenti en juin par le président Nicolas Sarkozy, avait renoncé à présider cette commission.

M. Attali avait évoqué dès le 16 mai la possibilité d'accepter une mission de la nouvelle équipe au pouvoir, précisant toutefois alors qu'il voulait limiter son éventuelle contribution au domaine international.

Dans une interview à Europe 1, il avait aussi expliqué que des personnalités de gauche pouvaient sans se renier entrer dans un gouvernement de droite, pourvu qu'elles n'interviennent que sur la diplomatie ou la défense. A l'inverse, ajoutait-il, "si l'un ou l'autre devient ministre d'un sujet de politique intérieure, je dirai qu'ils ont changé complètement leur doctrine".

La mission confiée à M. Attali est annoncée alors que la présence au gouvernement de plusieurs ministres issus du PS ou classés à gauche continue de faire des remous dans la vie politique.

L'économiste et écrivain a été le conseiller spécial de l'ancien président François Mitterrand de 1981 à 1990.

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Rocard avait demandé à Royal de se retirer en sa faveur

AFP - Mercredi 25 juillet, 16h59
PARIS (AFP) - L'ancien Premier ministre Michel Rocard confirme, dans un entretien à Paris-Match à paraître jeudi, avoir demandé à Ségolène Royal de retirer sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 pour prendre sa place, au motif qu'"elle était fichue".

Interrogé pour savoir si ces faits sont exacts, Michel Rocard répond: "Bien sûr! C'était à la veille du blocage des parrainages des maires pour la liste des candidats (en mars 2007, NDLR). Il n'y avait plus rien à faire, elle était fichue, c'était visible. Je savais que je restais toujours parmi les cinq ou six socialistes en tête des sondages... C'était une possibilité d'éviter la défaite. Mais il était peu probable qu'elle dise oui".

Selon le député européen, la candidate lui a répondu "que si elle se désistait, ce serait au profit du premier secrétaire" François Hollande. "Une sottise", ajoute-t-il.

L'anecdote avait été rapportée dans un livre d'entretiens, avec le journaliste Gérard Leclerc, du député PS Claude Bartolone, paru fin juin ("une élection 'imperdable'", éditions de l'Archipel).

L'ex-Premier ministre de François Mitterrand dit ne pas vouloir "(s')exprimer sur Ségolène Royal".

Mais il glisse que "le charme et l'innovation ne jouent en rien (...) pour aider à la paix au Moyen-Orient ou à la stabilisation du dollar et de l'euro" et estime que si Dominique Strauss-Kahn avait été le candidat socialiste, "au moins, la défaite n'aurait pas été certaine".

Parlant de manière allusive du projet du PS pour la présidentielle et de celui de la candidate, l'eurodéputé, qui dit retrouver "une vie normale" après un accident vasculaire cérébral au début du mois, Michel Rocard déclare: "Compte tenu de ce que l'on a osé appeler un programme, je ne peux pas dire que la défaite ait été une surprise. Tout candidat appuyé sur un projet insortable aurait subi le même".

Selon lui, le PS "a produit un discours collectif inconséquent et disparate" car "la gauche française ne s'est toujours pas défaite de son rêve d'économie administrée". "Il faudra des années pour construire une pensée critique de l'économie de marché", ajoute-t-il.

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Libye: Ayrault (PS) demande l'audition de Kouchner en commission jeudi

AFP - Mercredi 25 juillet, 21h04

PARIS (AFP) - Jean-Marc Ayrault (PS), président du groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) à l'Assemblée nationale, a demandé mercredi l'audition "dès jeudi" du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, sur les conditions de la libération des infirmières et du médecin bulgares.

Se félicitant, dans un rappel au règlement en début de séance publique, du "dénouement heureux" et "qui n'est pas sujet à polémique" de l'affaire, M. Ayrault a jugé qu'en revanche "les conditions exigées par M. Kadhafi, les concessions - qui ont sans doute des caractères financiers, économiques et pourquoi pas plus - ne sont pas connues".

"Nous serions dans n'importe quelle démocratie parlementaire, il y a longtemps que le Premier ministre se serait exprimé", a-t-il dit.

"Il y a des gens qui ne peuvent pas être auditionnés. Par contre c'est la moindre des choses que nous demandions l'audition du ministre des Affaires étrangères", a poursuivi M. Ayrault.

"J'avais demandé qu'il puisse y avoir au moins une fois par semaine des questions au gouvernement durant la session extraordinaire", a-t-il indiqué en trouvant "surréaliste" que le Parlement "en session ne puisse exercer son pouvoir de contrôle" de l'exécutif.

Il a ironisé sur le fait que le matin même le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, avait réuni un groupe de travail pour améliorer le travail parlementaire et notamment son pouvoir de contrôle.

Dans la soirée, le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel, a indiqué mercredi dans un communiqué qu'il avait lui aussi demandé l'audition "dans les meilleurs délais" de Bernard Kouchner.

"Les sénateurs doivent pouvoir connaître les tenants et les aboutissants de cette dramatique affaire, sans que des fausses interprétations sur un quelconque "domaine réservé" viennent obstruer la légitime information des parlementaires", a souligné M. Bel.

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Le PS demande "toute la lumière" sur les accords avec la Libye

AFP - il y a 54 minutes

PARIS (AFP) - Le Parti socialiste a demandé jeudi que "toute la lumière soit faite" sur les accords signés par Nicolas Sarkozy avec la Libye, estimant qu'il était "peut-être un peu tôt pour se jeter dans les bras de Kadhafi et lui apporter notre caution internationale".

"Le nucléaire civil peut être exploité à plus ou moins long terme pour développer des applications militaires", a-t-il relevé, observant que la Libye n'était "pas un pays démocratique".

"Les Français ont le droit de connaître en toute transparence la nature des engagements pris par Nicolas Sarkozy en leur nom. Il faut que toute la lumière soit faite et nous demandons une audition très rapide du ministre des Affaires étrangères", a-t-il dit.

Bernard Kouchner, a-t-il relevé, est "apparu singulièrement absent dans cette négociation".

"Cette affaire montre que l'ouverture était une simple illusion. Les ministres de l'ouverture, Kouchner ou (Jean-Marie) Bockel (secrétaire d'Etat à la Francophonie) ne sont là que pour les caméras, alors que Nicolas Sarkozy a installé un appareil d'Etat parallèle, en l'occurrence Claude Guéant (secrétaire général de l'Elysée) et son épouse" Cécilia, a-t-il dit.